
En prévision d’un séjour au Japon, je me suis intéressée à la littérature japonaise. À l’exception d’Haruki Murakami (Kafka sur le rivage, que j’attends en réservation à la bibliothèque depuis un moment, mais dont j’ai lu le l’Autoportrait de l’auteur en coureur de fonds), je ne connaissais aucun auteur japonais. Ce fut donc une occasion de fouiller dans les 1000 livres qu’il faut avoir lu, et d’en ressortir les quelques livres nippons. Sur le lot, le premier que j’ai trouvé sur les rayons est Les années du crépuscule d’Ariyoshi Sawako. Le livre, écrit dans au début des années 1970, aurait pu être écrit tout récemment tellement le sujet était d’actualité, au Japon et dans la plupart des pays occidentaux.
Il s’agit de l’histoire d’Akiko, qui doit prendre en charge son irascible beau-père à la mort inattendue de sa belle-mère. À sa surprise et à celle de son mari, le grand-père commence à être sénile, ce qui leur avait été caché par grand-mère qui était plus jeune que lui et s’en était occupé jusque là.
Le sujet peut semblé ennuyant, mais c’est raconté de façon candide, et il est facile de s’associer à Akiko, et à chaque page, nous voulons voir comment elle va s’en sortir.
J’ai trouvé que c’était un roman qui nous permettait de percer le mystère d’une famille japonaise, et qui nous fait voir que malgré plusieurs différences culturelles, les valeurs familiales se ressemblent d’un pays à l’autre.
Note sur l’auteure: Ariyoshi Sawako a beaucoup écrit sur la condition fémine et on l’a beaucoup comparé au Japon à Simone de Beauvoir (qu’elle admirait sans réserve).
L’histoire du livre a été portée au grand écran en 1973.




Pendant ma lecture de Sourire de loup, j’ai eu l’impression de faire un voyage, physique et temporel. Il faut dire que l’histoire se passe presque exclusivement en Angleterre. Dans les banlieues d’immigrants aux odeurs de curry. On y suit l’histoire de deux amis, Archi, l’anglais et Samad, le bengali qui se sont connus durant la Deuxième guerre mondiale. Le roman débute dans les années soixante-dix, quoique nous avons droit à de nombreux flashbacks. Se greffent ensuite à l’histoire, leurs deux femmes plus jeunes. Clara, la jamaicaine que mariera Archie, et Alsana, la femme promise à Samad. Puis viendront les enfants, la jeune Irie et Magid et Millat, les jumeaux, tous du même âge.
Le prédicateur nous ramène dans la petite ville de Fjällbacka en Suède pendant les grosses chaleurs de l’été. On retrouve les personnages de La princesse des glaces: Erica, enceinte jusqu’au cou, Patrick, qui commence à prendre du gallon au poste de police, Mellberg, un peu moins grognon qu’à l’habitude et Anna, la soeur d’Erica nouvellement séparée. Lors qu’un nouveau scandale secoue la ville: on retrouve une jeune fille morte et sous elle, les restes de deux personnes disparues il y a plusieurs années, Patrick se voit confier l’enquête. Et rapidement, plusieurs facteurs pointent vers une même famille qui cache bien des secrets et guerres intestines.
Je ne sais pas si vous êtes de ceux qui, comme moi, avez adoré le livre “Ensemble c’est tout” d’Anna Galvada. De ce livre, j’avais aimé l’atmosphère, la composition des personnages et ce bien-être que l’on sentait s’installer. C’est un monde comme celui là que j’ai cherché à retrouver dans “La consolante”.