Depuis que j’ai commencé à regarder les 1000 livres qu’il faut avoir lu, je me suis intéressée à plein d’autres listes littéraire, comme celle, plus récente, des 100 livres préférés des français. Une constante dans toutes ces listes Le grand Meaulnes d’Alain Fournier (entre autre). Donc, un classique mais aussi un livre aimé par plusieurs.
L’histoire est celle de François, enfant unique vivant avec ses parents instituteurs, plutôt renfermé qui voit sa vie changée lorsque Augustin Meaulnes dit « le grand Meaulnes » débarque à l’école et vivra en pension chez lui. Un jour Meaulnes disparaît et revient quelques jours plus tard complètement changé. Que s’est-il passé? La vie des deux comparses ne sera plus pareille et deviendra une véritable aventure.
C’est un roman 7 à 77 ans. Bon, peut-être pas si jeune, mais c’est un roman que les adolescents pourraient apprécier. Il y a de l’intrigue (dans la découverte du grand Meaulnes d’une fête perdue), du mystérieux (avec le bohémien qui investi l’école), de l’aventure et de l’amour aussi.
Cette histoire m’a fait pensé à l’Attrape-coeur de J.D. Salinger, pour la fugue et les aventures des personnages entre autre. Sauf que j’ai, de loin, préféré le grand Meaulnes, plus lumineux et moins torturé, à mon avis, que le personnage de Salinger.
Dans plusieurs critiques du livre que j’ai lu sur différents blogs, j’ai cru comprendre que ce livre était une sorte de classique chez les étudiants français. Alors, je me suis demandée quels étaient nos classiques ici au Québec (au secondaire ou collégial). Personnellement, je trouve qu’on ne lit pas beaucoup de livres dans les écoles. Au secondaire, j’ai souvenir de trois lectures obligatoires (Fanfan, d’Alexandre Jardin, pas pour notre culture sans doute, mais pour pratiquer les résumés de lecture, Les fous de bassan d’Anne Hébert pour le théâtre, et Paroles de Prévert pour la poésie). Et bien sûr, dans d’autres cas, nous avions des livres au choix à lire. Au Cégep, c’était plus de livres, soit 3 ou 4 par session. Ce n’est pas beaucoup, car c’est souvent les seuls livres que plusieurs personnes liront dans leur vie.
Bref, Le grand Meaulnes est un livre que j’aurais apprécié avoir en lecture obligatoire.
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Un peu à la manière de Slumdog Millionaire, on suit, dans Le tigre blanc d’Aravind Adiga, le parcours d’un jeune homme démuni dans l’Inde contemporaine. Balram, le tigre blanc, de son vrai nom Munna (qui signifie simplement garçon) vient de ce qu’il appelle « les ténèbres », soit la partie agricole de l’Inde, sur les bords du Gange où les gens sont peu instruits et vivent dans la misère. Poussé par l’ambition, il se retrouvera dans l’autre Inde, celle de « la lumière » où il deviendra le chauffeur d’un riche indien américanisé. Tranquillement, il prend conscience de la vie qu’il manque et veut sortir de sa cage.
Ce livre est écrit comme une lettre voulant montrer la réalité de l’Inde à un ministre chinois en visite en Inde. Il lui décrit sa vie, ses expériences et démontre comment tout autour de lui est corruption : le gouvernement, les entreprises, la police. Il nous dévoile les combines des plus grands comme des plus petits pour obtenir leur part de lumière.
Le livre se lit d’un trait. On suit le changement de caractère de cette être, plutôt faible au départ, et qui prend conscience tranquillement de ce qu’il faut faire pour changer son destin, quitte à tomber dans l’immoralité.
Un livre plutôt cru, où les choses sont dites telles qu’elles sont, avec une intrigue lancée dès les premières pages et racontée par un auteur talentueux. Intéressante lecture pour tous ceux qui sont fasciné par l’Inde.
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Pendant ma lecture de Sourire de loup, j’ai eu l’impression de faire un voyage, physique et temporel. Il faut dire que l’histoire se passe presque exclusivement en Angleterre. Dans les banlieues d’immigrants aux odeurs de curry. On y suit l’histoire de deux amis, Archi, l’anglais et Samad, le bengali qui se sont connus durant la Deuxième guerre mondiale. Le roman débute dans les années soixante-dix, quoique nous avons droit à de nombreux flashbacks. Se greffent ensuite à l’histoire, leurs deux femmes plus jeunes. Clara, la jamaicaine que mariera Archie, et Alsana, la femme promise à Samad. Puis viendront les enfants, la jeune Irie et Magid et Millat, les jumeaux, tous du même âge.
À mesure que le roman avance, on comprend que tous les membres des deux familles sont les personnages principaux. On entre dans la tête de tout le monde et on découvre la famille sous tous ses angles. Bien sûr, les conflits sont nombreux entre la première et la deuxième génération d’immigrants. Plusieurs sujets y sont abordés: intégration, racisme, religions, fondamentalisme etc… Bien, que le roman soit sombre au début, on finit par s’attacher aux personnages et à s’intéresser à leurs histoires. Par contre, bien qu’il soit intéressant que l’auteur explore l’histoire sur plusieurs angles via les différents personnages, j’ai trouvé qu’elle s’éparpillait un peu trop. Elle aurait gagné à en faire un peu moins et à peaufiner certains des personnages principaux. Pas que le portrait soit inintéressant, loin de là, mais on voudrait découvrir encore plus les desseins des personnages.
J’ai bien été impressionnée quand j’ai su que l’auteure n’avait que 25 ans lors de la publication de son livre, un pavé de plus de 500 pages. Bien qu’imparfait, le livre était très intéressant et a réussi à me divertir. Et il fait parti de la liste des 1000 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie.
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Le prédicateur nous ramène dans la petite ville de Fjällbacka en Suède pendant les grosses chaleurs de l’été. On retrouve les personnages de La princesse des glaces: Erica, enceinte jusqu’au cou, Patrick, qui commence à prendre du gallon au poste de police, Mellberg, un peu moins grognon qu’à l’habitude et Anna, la soeur d’Erica nouvellement séparée. Lors qu’un nouveau scandale secoue la ville: on retrouve une jeune fille morte et sous elle, les restes de deux personnes disparues il y a plusieurs années, Patrick se voit confier l’enquête. Et rapidement, plusieurs facteurs pointent vers une même famille qui cache bien des secrets et guerres intestines.
Ceux qui on aimé le premier roman aimeront définitivement celui-ci. L’action est moins centrée sur Erica et plus sur Patrick, mais leur relation est toujours sympathique et les personnages de plus en plus définis. Et on retrouve l’atmosphère de cette petite ville en région, où chaque famille semble avoir ses secrets, et une panoplie de personnages plutôt colorés.

L’auteur donne plusieurs indices tout au long de l’histoire, et on s’amuse à faire des suppositions, elle nous réserve cependant plusieurs surprises. Notamment celle qui explique l’attitude bon enfant de l’inspecteur-chef Mellberg!
Un troisième roman devrait être publié dès cet automne.
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Je ne sais pas si vous êtes de ceux qui, comme moi, avez adoré le livre « Ensemble c’est tout » d’Anna Galvada. De ce livre, j’avais aimé l’atmosphère, la composition des personnages et ce bien-être que l’on sentait s’installer. C’est un monde comme celui là que j’ai cherché à retrouver dans « La consolante ».
Ce serait faux de dire que je n’ai rien retrouvé de tel, mais pour y arriver, comme j’ai peiné! C’est comme si l’auteur avait longuement cherché son sujet, et qu’elle y était arrivée après 300 pages. L’éditeur aurait pu couper un peu. Si ce n’était pas de ce long vol d’avion, sans aucun autre divertissement que ce livre, j’aurais abandonné.
Le style d’écriture est assommant. Souvent l’auteur ne met pas de pronom, ce qui donne des énormes paragraphes sans aucuns points.
Les personnages ne sont guère attachants, et l’évênement déclencheur peu crédible. C’est vraiment dur de s’identifier à la plupart des protagonistes de l’histoire. En voulant créer des personnages haut en couleur qui ont un grand coeur, l’auteur en fait trop et on se retrouve avec des caricatures.
Bref, une déception de la part d’une auteur dont j’avais énormément apprécié les autres romans.
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Ce livre n’est pas énormément connu du côté francophone, mais sur les palmarès anglo, il est là depuis un moment. Il n’est pas encore traduit en français et j’espère qu’il le sera bientôt pour que plus de lecteurs lisent cette biographie intéressante.
C’est l’histoire de Greg Mortenson un alpiniste américain, qui, à la suite d’une expédition ratée au sommet du K2 au Pakistan, perd de vue son guide local et se retrouve dans un petit village isolée. Mortenson arrive donc à Korphe, épuisé d’avoir du porter secours à un coéquipier, et les habitants du village s’occupent de lui généreusement. Lors de son départ, il promet qu’il reviendra construire une école dans ce village au niveau de vie peu élevé. De retour aux États-Unis, Mortenson, sans le sou, mettra tout en oeuvre pour réaliser ce projet. Le destin mettra sur son chemin des gens qui l’aideront et deviendront ses bons amis. Par contre, l’accomplissement de son oeuvre ne se fera pas sans difficultés, mais de sa persévérance émergera une oeuvre encore bien plus grande que prévu.
Le livre est extrêmement intéressant du fait que l’on suit l’aventure pas à pas. On le suit dans ses négociations, ses alliances et surtout ses apprentissages. De fait, Mortenson est souvent surpris de se rendre compte à quel point les gens qu’il rencontre peuvent lui en apprendre, même s’ils sont illettrés ou très pauvres. Lire ce livre, c’est un voyage au coeur d’un pays où peut de gens auront la chance d’aller, c’est une découverte culturelle à chaque page, et c’est aussi un bel exemple de ce que l’homme peut accomplir de plus noble.
Le livre se lit comme un récit d’aventure qui est à la fois touchant et instructif sur la situation de certaines régions du Pakistan et de l’Afghanistan. À mettre entre toutes les mains.

Source: http://www.threecupsoftea.com
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J’ai récemment lu deux livres de Marguerite Duras : Un barrage contre le Pacifique et Le vice-consul. Autant j’ai aimé le premier, autant le deuxième a été difficile à apprécier.
Disons d’abord que j’ai un biais favorable pour l’auteur dont j’ai adoré l’Amant, l’Amant de la Chine du Nord (même histoire remodelée) et Le marin de Gibraltar. J’aime son écriture sans fioriture, directe et crue. J’aime le fait que ses personnages soient ce qu’ils sont, sans masque. Dans Un barrage contre le Pacifique, j’ai retrouvé l’Indochine et des personnages similaires à ceux de l’Amant. Ce qui est prévisible quand on sait que ces deux livres sont hautement inspirés de la vie de Marguerite Duras.
On retrouve ici le frère et la mère. Encore une fois, le frère est préféré par la mère et la mère n’a pas assez d’argent pour faire vivre sa famille. Elle a donc mené une vie de dure labeur pour finalement se faire rouler par l’état (les cadastres) en achetant avec toutes ses économies, des terres non-cultivables, inondées années après années par l’océan Pacifique. L’histoire est celle d’une famille ayant rêvé de la colonie qui se retrouve sans le sous dans cette Indochine qui n’a plus rien à faire d’eux. L’obsession de l’argent guide leurs actions et la famille se perd un peu plus à chaque jour. Souvent froids et calculateurs, on se questionne souvent sur les choix que font ces gens, qui parfois, semblent perdre leur morale..
Ce livre est un incontournable pour ceux qui aime l’univers Duras. D’ailleurs, c’est l’histoire de sa mère qu’elle raconte dans ce livre. J’ai d’ailleurs vu qu’un film allait bientôt sortir avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère (le 15 mai à Montréal). J’ai bien hâte de le voir et en espérant qu’il soit à la hauteur de L’Amant (de Jean-Jacques Annaud).

Pour ce qui est du Vice-consul, j’ai trouvé l’histoire difficile à suivre. On y parle du Vice-consul de Lahore qui a perdu son poste à cause d’horreurs qu’il a fait, soit, supposément, (on ne le saura jamais) tirer sur des lépreux et des chiens dans un parc de la ville. Il se retrouve a Calcutta et crée l’émoi dans la haute société tournant au tour de la femme de l’ambassadeur. En parallèle, on suit l’histoire d’une mendiante d’Indochine, chassée de chez elle parce qu’enceinte, qui donnera son bébé, et marchera ensuite jusqu’à Calcutta. Elle chante la nuit et intrigue la haute- société de Calcutta.
Bref, bien que sans dessus-dessous, l’histoire semble plus claire dans mes mots que dans ceux de l’auteur. J’ai espéré jusqu’à la fin découvrir un fil conducteur et je ne l’ai pas trouvé. Une visite sur internet m’a permis de trouver des analyses, et une d’elles dit que Marguerite Duras travaille tout le long du roman pour qu’on ne sache pas qui est le narrateur. C’est vrai, c’est différent, mais ça n’apporte strictement rien au récit. Peut-être un pas de plus pour la littérature, mais pas pour mon intérêt.
Bref, j’aurais voulu aimé plus, parce que souvent les descriptions, les ambiances créés étaient prenantes et saisissantes. J’ai eu plusieurs fois l’impression de m’approcher de quelque chose de profond ou d’émouvant, mais cela me fuyait toujours entre les doigts.
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J’ai reçu ce livre à Noël. Je l’avais mis dans ma liste sans savoir vraiment c’était quoi, mis à part que c’était une histoire romancée de la construction du Taj Mahal. J’aime bien les sagas historiques, qui nous permettent d’apprendre sans qu’on s’en rende compte. Le livre de John Sors raconte l’histoire de Jahanara fille de l’empereur. À la mort de sa mère, elle se voit charger de la supervision de la construction du mausolée pour cette dernière. Mal mariée, elle connaîtra malgré tout le grand amour. Par contre, la lutte de ses frères viendra troubler la quiétude du royaume, et la princesse sera impliquée dans de nombreux conflits.
C’est un livre agréable à lire. Par contre, ce n’est pas de la « grande littérature », j’ai même parfois eu l’impression de me retrouver devant un ramassi de clichés: les deux frères, le bon et le méchant, sans textures, les amis fidèles (un peu trop), l’amour « pur » qu’elle vit avec son amant et son jugement toujours parfait. Bref, on a souvent l’impression que c’est arrangé avec le gars des vues. Malgré ces faiblesses, le roman reste plaisant, mais ça demeure plus une lecture de divertissement. Et même si on devine vite ce qui va se passer, on reste curieux de connaître le dénouement.
Un roman intéressant, mais sans profondeur.!
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J’ai lu L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon pour mon défi lecture (titre avec phénomène météorologique). Je n’avais aucune attente, n’avais entendu aucune critique, la seule chose que je savais c’est que ce livre était toujours bien en évidence sur les présentoirs des libraires me suggérant un certain succès.
L’histoire m’a conquise en très peu de pages. J’ai adoré le mystère qui planait en permanence et le petit côté épeurant du livre. D’ailleurs, le récit mêlait savament suspense, histoire, romance et enquête. J’ai dévoré le livre et j’ai eu l’impression d’être dans le Barcelone des années 50 pendant la semaine qu’a duré ma lecture. Cependant, le Barcelone de l’histoire ne ressemblait pas au Barcelone que j’ai connu, très coloré, très Gaudi… Je ne sais pas si c’est l’impact de la couverture, mais j’ai presque eu l’impression de lire un livre en noir et blanc, avec tant de scènes la nuit, sous la pluie et dans l’ombre. Je dirais même que le livre a un petit côté gothique avec toute ces descriptions de vieilles maisons et le fameux cimetière des livres.
Je me rends compte que c’est plus difficile faire une critique d’un livre qu’on a aimé que d’un livre qu’on a détesté. C’est comme avec l’amour, on a le coup de foudre, mais on ne sait pas pourquoi.
Côté écriture (et traduction): c’était impécable. L’auteur jongle avec les mots, tout est bien dit, s’en est presque magique. Un livre 5 étoiles!
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