Lapageblanche’s Weblog

Portrait sepia - Isabel Allende

avril 30, 2008 · No Comments

Je devrai plutôt dire Retrato en Sepia, puisque bien avant de participer au défi lecture, je m’étais aussi fixée des buts au Jour de l’an. Outre le traditionnel “mieux manger et s’entraîner”, j’avais aussi pris des résolutions plus facilement et plus agréablement atteignables. Certains de ces buts concernaient la lecture. Inspirée d’une amie qui avait pris la résolution de lire un livre en italien pour renouer avec une langue qu’elle parle à la maison, mais qu’elle utilise peu autrement, j’ai décidé moi aussi de ressuscité une langue que j’ai appris lors d’un échange universitaire, soit l’espagnol.  Encore là, je n’avais jamais lu de livre au complet en espagnol.  Cependant, les journaux et livres scolaires que j’ai lu durant ces six mois dans la péninsule ibérique ont suffi pour que je puisse apprécier le livre d’Isabel Allende.

Je partais déjà en terre connu, puisque j’avais lu Fille du destin, un autre roman de l’auteure et dont les personnages reviennent dans Portrait sépia. Outre quelques descriptions, sur la décoration de la maison ou des robes entre autre, je n’ai rien perdu de l’histoire.

En fait, cette histoire est celle d’Aurora del Vallee, et nous découvrons les circonstances entourant sa naissance et nous la voyons grandir jusqu’à l’âge adulte. L’histoire tourne d’ailleurs beaucoup autour des souvenirs, car ses origines lui seront cachés jusqu’à l’adolescence. Elle découvrira morceau par morceau son passé et pourra comprendre ainsi les cauchemars qui la hantent.

C’est un beau roman. À la fois saga familiale, il flirte aussi avec le roman historique surtout pour les non-initiés, comme moi, à l’histoire du Chili. Car bien que le roman débute à San Francisco, lors de la ruée vers l’or, il se poursuit dans ce pays d’Amérique latine où l’on sera témoin de la Guerre du Pacifique et de la Guerre Civile.

C’est donc à conseiller pour ceux qui aiment les sagas familiales, les histoires d’une autre époque et ceux qui avaient aimé le livre Fille du destin.  

Finalement, je m’étais fixé le but de lire deux livres en espagnol. Et un de fait! Pour le second, j’hésite entre deux livre de Gabriel Garcia Marquez, soit L’amour au temps du choléra et Cent ans de solitude. Deux grands classiques. J’ai lu Chronique d’une mort annoncée de l’auteur et en français, j’ai trouvé que le niveau de langage était soutenu. Je comprenais bien, mais ce que je me demande, c’est si je suis capable de bien comprendre un tel niveau en espagnol. À suivre. 

Et si quelqu’un a lu les deux livres, par lequel devrais-je débuter?

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Simone de Beauvoir - Les Mandarins Tome 1

avril 29, 2008 · No Comments

Les Mandarins, tome 1Le 100e anniversaire de naissance de Simone de Beauvoir a fait couler beaucoup d’encre cette année. Une photo la montrant nue, de dos, aura aussi contribué à ce qu’on en parle jusqu’au Québec. Bien que le nom soit assez connu ici, peu connaisse l’ensemble de son œuvre. Et il s’agit d’un « nous » inclusif puisqu’à part le fait que ce soit une grande féministe, je ne savais rien d’elle, mis à part son mariage avec Sartre (dont je ne sais rien de plus, si ce n’est que c’est un grand philosophe et écrivain).

 

Désirant mettre fin à toute cette « inculture », je décidai de m’attaquer à l’œuvre de cette femme du siècle. Premier roman, les Mandarins (tome1). Fin de la Deuxième Guerre, un groupe d’amis, bourgeois, intello, de gauche et plutôt libertin se remettent en question et se cherchent dans la nouvelle réalité de l’après-guerre. Au centre du roman, un journal, L’Espoir, qui deviendra l’organe politique du S.R.L, un parti gauchiste qui se veut indépendant du parti communiste.  
Fait marquant pour moi, les femmes se disent libres, mais elles sont dépendantes de leurs amours, se veulent infidèles, mais n’aiment qu’un homme. Elles sont instruites, elles pourraient être indépendantes financièrement mais elles s’accrochent. Rien de vraiment féministe à mes yeux, contrairement aux fausses attentes que j’avais d’un roman de Simone de Beauvoir. 

 

Ce qui est intéressant, c’est le questionnement des personnages (pour la plupart journalistes et/ou écrivains) à savoir s’il est mieux d’utiliser leur talent dans le militantisme ou de continuer à écrire des romans. Quelle est la place de la littérature dans ce monde d’après guerre? Comment peut-on parler des belles choses quant on connaît toutes les souffrances que d’autres endurent? Qu’elle est l’importance des histoires personnelles quand on recherche le bien être collectif?

 

Bref, ces 506 pages m’ont ouvert l’appétit sur ce monde d’intellectuels français. Et sincèrement, beaucoup plus que je m’y attendais. J’attaquerai le Tome 2 très bientôt et je pourrai vous dire ce que je pense vraiment de l’œuvre, car même si je suis conquise présentement, il faudra que la conclusion m’inspire aussi. À suivre.

 

P.S. Ce livres fait parti de la liste des 1000 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie, que je répertorierai sous la catégorie 1000 livres. Pas que j’ai la prétention de tous les livres, mais tant qu’à lire des livres au hasard aussi bien lire des livres qui en ont été marquant. À date, je ne suis pas déçue.

 

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Dans votre assiette, ici ou ailleurs

avril 25, 2008 · No Comments

Toujours sur le sujet de la nourriture, un livre vient d’être publié: Hungry Planet, What the World Eats (par Peter Menzel et Faith d’Aluisio). Les auteurs ont parcourus 24 pays et se sont intégrés dans 24 familles avec lesquelles ils ont fait les courses (ou les récoltes!), cuisiner et manger, tout en prenant note de tout ce qui avait été consommé. Le résultats photographique est vraiment intéressant. Plusieurs photos sont disponibles sur le site du Times.

 

Pour vous mettre en appétit en voici quelques-unes qui montrent la diversité, mais aussi la précarité de certaines régions du globe.

Food Nutrition Eating Health Diet [BOLD

Koweit - 221.45 $US par semaine

 

Food Nutrition Eating Health Diet [BOLD

Caroline du Nord, États-Unis - 341, 96$  (Mon côté vert trouve qu’il y a beaucoup d’emballages. Et je ne commenterai pas sur les vertus alimentaire des aliments choisis…)

Food Nutrition Eating Health Diet [BOLD

Chad - 1,23$ par semaine . Après ces deux images d’abondance, vient celle-ci nous rappellant notre chance.

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La faim du monde

avril 22, 2008 · No Comments

J’ai été frappé de plein fouet par la crise alimentaire, pas que j’en ai souffert, non, mais parce que le premier article que j’ai vu sur le sujet concernait l’Égypte, et que je dois m’y rendre dans les prochaines semaines. Mon côté égoïste s’est montré inquiet pour la tenue du voyage et mon côté altruiste s’est demandé si je pouvais faire quelque chose et a démontré de la compassion pour ces gens qui mettent plus de 60% de leur revenu dans la nourriture. Ici, c’est un maigre 15-20 % en moyenne.

 

Nombreuses sont les causes de ce déséquilibre. En Égypte, c’est un cas particulier. Le blé est acheté par l’état et revendu aux boulangeries. Celles-ci offrent donc du pain “subventionnés” aux plus nécessiteux. La hausse du prix du blé à pousser plus de gens vers le pain subventionné. C’est pour cela que les files augmentent et que parfois dans l’attente et l’impatience les gens en viennent aux bras, d’où la dizaine de personnes tuées dans des émeutes. Un ami égyptien m’a aussi parlé de la corruption. Plusieurs des boulangeries subventionnées offriraient du pain sur le marché noir, diminuant l’offre.

 

Ces pratiques propres à ce pays sont peut-être responsables d’une partie de la cohue, mais c’est l’augmentation du prix du blé qui est la cause de la pénurie. À ce niveau, le problème est beaucoup plus global. D’un côté, on blâme l’utilisation de ressources agricoles pour la production d’énergie propre, tel que les champs de maïs aux États-unis pour l’éthanol et la quasi-autarcie énergétique du Brésil avec ses champs de cannes à sucre. Puis de l’autre côté, on blâme les subventions agricoles qui font que pour un habitant du Sénégal, il est moins coûteux acheter des légumes français que de faire sa propre production. Ceci nuit à l’agriculture des pays non subventionnés. Les États-unis se retrouvent  souvent sur le banc des accusés, par contre comme le montre cet article, que le pays le plus subventionné est le japon, suivi par plusieurs pays européens. Le Canada et les États-unis font bonne figure dans ce palmarès.

 

Plusieurs spécialistes prévoyaient cette crise. L’aide offerte par plusieurs gouvernements aidera les populations dans le besoin. Par contre, le problème de fond persiste. Pour le régler, il faudra outiller les pays les plus pauvres, pour qu’ils puissent garantir une partie de leur alimentation et ne pas dépendre entièrement des pays riches.

 

Il faudra aussi régler une bonne fois pour toute cette question épineuse des subventions agricoles. Cela peut sembler la panacée, mais en enlevant les subventions qu’arrivera-t-il de nos agriculteurs? Assisterons-nous à une autre flambée des prix, où en fait, les prix des aliments refléteront leur vraie valeur? Nos agriculteurs déserteront-ils les champs? Et, combien de temps avant que l’impact ne se fasse sentir dans les pays défavorisés?

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Défi Lecture 2008 - Vaut mieux tard que jamais

avril 17, 2008 · No Comments

 

Plusieurs blogueurs participent actuellement à un défi lecture qui consiste à lire 6 livres choisis selon des critères pré-déterminés. (pour voir une liste des participants) 

   

  Je suis en retard mais je me lance quand même.

 1. Un livre avec une couleur dans le titre: Le rouge et le noir de Stendhal

 2. Un livre avec un nom d‘animal dans le titre: Wild Swans: Three daughters of China de Jung Chang

 3. Un livre avec un prénom dans le titre: Jane Eyre de Charlotte Brontë

4. Un livre avec un nom de lieu géographique dans le titre: Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras

5. Un livre avec un phénomène météorologique dans le titre: L’ombre du vent - Carlos Ruiz Zafón

6. Un livre avec un nom de plante dans le titre: La dame aux camélias d’Alexandre Dumas Fils

Le phénomène météorologique m’a donné du fil à retordre puisque j’ai lu plus tôt cette année deux livres qui auraient bien fait dans cette catégorie soit Milles soleils splendides et Le froid modifie la trajectoire des poissons. J’ai aussi lu un des choix populaires : Sous le soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Alors je me suis rabattue sur un choix populaire. J’ai hâte de voir.

 

 

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Voyages gratuits à Pyongyang, Shenzhen et Rangoon

avril 11, 2008 · No Comments

Je suis fan de Guy Delisle

 

Quoi vous ne le connaissez pas? C’était également mon cas, il y a un mois, mais heureusement un article dans La Presse a rectifié cela. Guy Delisle est un bédéiste québécois qui habite maintenant en France et qui a eu la chance de séjourner dans des régions qui ne font pas partie du palmarès touristiques nord-américain (ni européen). Ces séjours lui ont inspiré des BD : Shenzhen, Pyongyang et tout récemment Chroniques Birmanes.

      

 

 

Le tout est raconté un peu comme un journal de bord où l’on est témoin des aventures de l’auteur, qui se met lui-même en scène. Nous vivons avec lui les malentendus, les découvertes culturelles et les surprises qui l’attendent dans ces pays totalement différents de l’Occident et plutôt fermés sur eux-mêmes. Le ton se veut léger, pas de discours politique, seulement des anecdotes racontées de façon candide, et pourtant, nous découvrons bien plus sur le pays que dans les reportages que l’on voit souvent au Téléjournal. Ce qui est aussi normal, car la liberté pour les journalistes est presque nulle dans ces pays. D’ailleurs, je me demande bien si M. Delisle pourra retourner dans ces pays après avoir publié ces BDs hautement subversives (de leur avis, pas du mien!).

 

Les petites histoires qui constituent les livres sont bien souvent comiques et les dessins qui relèvent plus du « cartoon » que du portrait reflètent beaucoup la réalité. Après la lecture de Pyongyang, j’ai voulu en savoir plus sur cette ville et ses édifices, car les dessins de la BD m’avait beaucoup intrigués (pensons à l’hôtel de 3700 chambres en forme de pyramide qui devait être construit pour les jeux olympiques de 1988 mais dont la construction a été arrêtée, et qui demeure même à l’abandon l’édifice le plus dominant de la ville de Pyongyang). J’ai donc fait une recherche sur Google et le peu d’images disponibles ne m’ont pas vraiment apporté plus que les dessins de Guy Delisle tellement il réussi à nous montrer comment est la vie là-bas.

 

Source photo: http://bigbadboonis.blogspot.com

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Le Holder dans le Vieux-Montréal

avril 11, 2008 · No Comments

 

Pour ma troisième visite au Holder, j’ai encore été impressionné par le décor qui rappelle une autre époque avec ses banquettes, son haut plafond et les matières utilisés, comme le mur de cuivre. L’endroit est très classe et la foule au bar rend l’endroit chaleureux. Le menu bistro, peut satisfaire à peu près tous goûts, et en apparence tous les choix sont bons. Et les odeurs sont marquantes dans le restaurant, dès qu’on y rentre notre sens de l’odorat est mis à contribution et nous donne envie de tout commander. C’est en recevant notre assiette que cela se corse. En entrée, le tartare de boeuf est beaucoup trop relevé et haché en gros morceau, comme c’est le cas pour les tartares de saumon, mais pour du boeuf, c’est trop. Pour repas, les raviolis de homard à l’huile de truffe laissaient présagés un met raffiné, tout en saveur, surtout avec les relents d’huile de truffe qui parvenaient à mes narines. Déception, les raviolis avaient l’air fait bien à l’avance, aucune apparence de fait maison. Le goût du homard était presque imperceptible et les petites pâtes flottaient dans une sauce à la crème arrosée d’huile de truffe. Rien de subtil. Mon invité qui s’était rabattu sur le saumon, l’a trouvé correct, mais sans plus, un peu comme celui fait à la maison. Il trônait sur un petit monticule de patates pilées avec aucun légume à l’horizon. Bonjour les quatre groupes d’aliments! Malgré la médiocrité de la nourriture, la soirée était agréable et nous a même permis de répondre à une des questions existentielles que nous nous posions depuis un moment: André Boisclair a-t-il été enlevé par les extra-terrestres? Non, mesdames et messieurs, notre ancien politicien vedette est toujours à Montréal et n’a pas trop changé. Il n’a, par contre, pas mangé au Holder où la vue des tables toutes déjà prises l’a découragé. André Boisclair ne fait pas la file. Et il a bien fait!

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Le froid modifie la trajectoire des poissons

avril 1, 2008 · 1 Comment

Froid modifie la trajectoire des poissons (Le) (recto)La prémisse du livre (4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue.) m’attirait car j’avais moi aussi des souvenirs de cette période qui avait marqué le début de mes études universitaires. C’était il y a déjà 10 ans! Alors en quête d’une histoire qui raviverait ma mémoire et me ferait revivre ces 2 semaines mémorables pour bien des québécois, je me suis plonger dans ce petit bouquin.

Le livre est difficile à classer dans une catégorie. C’est à mi-chemin entre le livre pour enfant et le livre pour adulte. Ce n’est pas un drame, c’est plutôt léger sans tomber dans l’humour de la chick-lit. Je dirais que c’est un feel-good roman, à l’image des feel-good movies. On y rencontre des voisins très différents qui ne se connaissaient pas et qui se retrouveront sous le même toît par la force des choses et qui verront leur vie changée. On a envie d’y croire quand on le lit. Et secrètement, on rêve d’un autre verglas pour vivre encore une fois, une aventure hors de l’ordinaire qui rapproche les gens et qui créé des liens.

Le livre ne passera sans doute pas à l’histoire de la littérature, mais pourrait peut-être se retrouver au petit écran (pour produire le feel-good movie) car l’auteur Pierre Szalowski à de l’expérience dans le domaine ayant écrit le scénario de « Ma fille, mon ange ».

 

 

J’ai de la facilité à imaginer l’adaptation tournée dans mon quartier, même si après des années je ne connais que deux voisins. Faudra-t’il un autre verglas?

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Les bonnes habitudes

mars 31, 2008 · No Comments

Un article nommé pour en finir avec la fatigue a attiré mon attention dans l’édition de dimanche de La Presse. En couverture du cahier santé et souligné par une chronique de Marie-Claude Lortie, qui comme moi, se lamente d’être souvent fatiguée, l’article me semblait destiné et je l’ai dévoré. Par contre, une fois de plus j’ai été déçu, comme pour tous les articles sur le bien-être, la forme physique, la nutrition ou autres, je pense que je vais découvrir des trucs qui changeront ma vie et amélioreront ma qualité de vie et finalement, je ne retrouve que de vieux conseils habillés à la sauce du jour. Pour combattre la fatigue, il faut faire du sport, bien manger, éviter le café, se coucher à des heures régulières et avoir sa petite routine. Grosse surprise! Dans les articles qui nous encouragent à avoir un style de vie actif, nous apprenons qu’il faut choisir une activité que l’on aime (pour la motivation), de préférence près de la maison, qu’il vaut mieux commencer lentement (pour ne pas se décourager) et qu’on peut intégrer des blocs d’activité dans notre journée (15 minutes de marche sur l’heure du lunch—quoi! vous ne l’avez jamais entendu celle-là?) ou encore monter les escalier à pied plutôt que prendre l’escalier mobile. Cela fait dix ans que je m’intéresse à ces sujets et c’est rare, vraiment rare que je trouve de l’information nouvelle. Serait-ce un des sujets chauds qui vend? Comme le fameux triple «S» : Sexe, sang et sport?

 C’est vendeur parce que tout le monde veut être en forme, ne pas avoir l’air fatigué et bien manger ET tout le monde veut y arriver par un petit raccourci. Ce que le lecteur cherche c’est le truc des autres. Oui, le truc de ceux qui ne sont pas fatigué qui ont toujours une belle peau, toujours un petit lunch santé caché sous leur bureau. Mais ce que les journaux ne disent pas c’est qu’il n’y a pas de passe droit. On ne deviendra pas le champion de l’entraînement avec un petit programme des 5 secrets pour rester en forme. On devient en forme quand on met ses souliers de course et qu’on part. Et pas juste une fois! Comme on dit : on ne peut pas jeter une mauvaise habitude par la fenêtre, il faut lui faire descendre les marches une à la fois. C’est un peu frustrant pour le citadin du 21e siècle qui a toujours tout au bout d’un seul clic. En fait, on peut tout savoir sur les bonnes habitudes en restant assis à notre bureau. Mais, le seul hic, c’est souvent notre persévérance!

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Un matin je suis partie

mars 24, 2008 · No Comments

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Je viens de terminer la lecture du livre “Un matin je suis partie” d’Alice Steinbach. Un livre que je n’aurais probablement pas lu s’il ne m’avait pas été prêter par une amie lectrice. C’est l’histoire d’une femme dans la cinquantaine, journaliste divorcée, mère de deux jeunes adultes qui n’habitent plus avec elle, qui décide de tout quitter pour partir explorer le monde. Enfin, l’Europe, qu’elle limite à trois pays : la France (essentiellement Paris), l’Angleterre et l’Italie. Elle cherche à retrouver la personne qu’elle était et découvrir comment elle réagit dans un nouvel environnement.

 

Elle s’adapte plutôt bien, se faisant facilement des amis à tout moment dans son périple. Ayant, voyager à plusieurs reprises, je me suis rarement fait des amis en voyages, à l’exception de quand j’étais beaucoup plus jeune. Souvent l’horaire est chargé, et ce sont souvent les seules semaines que nous pouvons passer avec l’être aimé.Le voyage est intéressant, sans aventures incroyables, mais avec une réflexion continue sur la vie. Vraiment, un livre à conseiller aux femmes qui ont peur de faire des choses par eux-mêmes. (Pensez à votre mère, tante, sœur…) Le seul hic, c’est qu’on n’a pas tous les moyens de partir un an et de flâner dans les cafés, en dormant dans des petits hôtels coquets. But I wish I could…

 

Deuxième point: Ce livre comme tant d’autres, regorgent d’allusions à d’autres livres. Et je ne les ai pas lu!!! Au moins, je les connais dans bien des cas. Mais des fois je me dis: Serais-je donc le dernier inculte sur cette terre. Pourtant, je lis sans cesse. Mais dans chaque livre, le personnage a un culte sur un auteur: Jane Austen, les sœurs Brontë, Proust, Nabokov, Kerouac etc… Est-ce que tout le monde à lu Proust? 

 

Ça me fait penser que j’ai reçu le livre les 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie à Noël. Et que je n’en ai lu que 16… J’aimerais avoir toute cette culture pour participer à n’importe quel débat et comprendre toutes les petites allusions. Mais c’est un puits sans fond. Vouloir tout savoir, c’est comme se battre contre des moulins à vent. Mais non, je n’ai pas lu Don quichotte. 

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