Lapageblanche’s Weblog

Entrée de septembre 2008

Mange, prie, aime – Elizabeth Gilbert

septembre 23, 2008 · Laisser un commentaire

D’abord réticente à l’idée de lire ce livre que se vendait comme des petits pains chauds, flairant un autre livre de recettes sur le bonheur, je ne voulais pas me farcir un second Secret et une 21e prophétie des Andes. Pourtant le concept biographie, changement de vie et voyages m’attirait. Je me suis donc lancée.

 

L’histoire est celle d’Elizabeth Gilbert, trentenaire, divorcée et déprimée, qui se refait une santé mentale, en passant quatre mois en Italie (mange), quatre autre dans un ashram en Inde (prie) et le reste de l’année à Bali avec un vieux sorcier (aime – Et pas nécessairement le vieux sorcier!).

 

Comme me disait ma mère : « c’est bien beau tout ça mais, ce n’est pas la réalité. Ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de partir un an et de ne pas travailler comme cela ». Bon point. C’est pour ça aussi que c’est un roman. On ne lira pas la biographie de Mme. Tremblay qui s’est refait une santé, en se remettant au jogging et en décidant de s’acheter un petit chiot. Bien que ce soit, plus réel, sur 400 pages, c’est ennuyant.

 

Même si l’aventure de Mme. Gilbert n’est pas à la portée de toutes les bourses, elle essaime son livre de petits trucs qui lui ont permis de passer à travers ou de constats personnels sur ses échecs et possibles solutions. Ceux-ci peuvent être des pistes de réflexions pour celles d’entre nous qui vivent des moments plus noirs.

 

Le livre n’est pas humoristique à la Bridget Jones ou Shopaholic. C’est plutôt axé sur la croissance personnelle et les expériences de vie. Dès les premières pages, j’ai eu une petite crainte lorsqu’il était question de Dieu. J’ai immédiatement pensé à la droite religieuse américaine, et je me suis dit ça y est, ils ont maintenant envahit la littérature aussi. Mais finalement, ce n’est pas de la propagande, c’est d’un Dieu sans la religion qu’il est question. C’est plutôt de la force en soi et de tout ce qui est plus grand que nous qu’elle évoque lorsqu’elle parle de Dieu.

 

D’autres lectrices m’ont fait part de leur baisse d’intérêt lorsqu’Elizabeth raconte sa méditation dans l’Ashram. Cependant, moi j’ai trouvé ça intéressant et cela m’a donné envie de pousser un peu plus loin ma pratique de yoga.

 

Bref, le livre se lit bien, mais il faut envie de lire un peu sur la croissance personnelle. Ce n’est pas aussi divertissant qu’un roman policier ou la chick-litt. Mais, à mon avis, c’est drôlement mieux qu’un livre de croissance personnelle standard. Il y a quand même une histoire : son divorce, son copain qu’elle laisse, ses amis qu’elle rencontre. Un roman que je suggère à ceux qui trouvent que leur vie va trop vite.

 

Ajout : Le livre a été lu par plus de 5 millions de lectrices à travers le monde, dans 36 pays, et Julia Robert jouera bientôt Liz Gilbert sur le grand écran.

Catégories : Livre
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Parfum de poussière – Rawi Hage

septembre 15, 2008 · Laisser un commentaire

Quand j’ai commencé le livre Parfum de poussière, je croyais m’embarquer dans un livre qui relate la guerre au Liban. J’avais raison mais pas comme je le croyais. C’était à la guerre de 2006 que pensais, mais j’imagine que c’est plutôt de 1975-76 qu’on parlait. Quoiqu’il n’est pas question de date dans le livre et que je ne suis pas trop familière avec la politique libanaise.

 

Cependant, pas besoin d’être historien pour comprendre la détresse des personnages principaux, Bassam et George. Les deux jeunes hommes sont des petits voyous, qui profitent un peu du système, et ont de petits emplois. Dans cette guerre, ils ont perdu leurs proches, et rêvent d’un monde meilleur chacun à leur façon. George s’embarque dans les milices tandis que Bassam ne rêve que de fuir à l’étranger.

 

L’histoire est à l’image de la vie des deux jeunes hommes, et porte bien son titre. L’atmosphère est grise et lourde, sans couleur, comme les appartements détruits qui représentent si bien la guerre du Liban. C’est un roman de gars, où sa sent la sueur, la cigarette et l’alcool. Les femmes qu’on y rencontre n’amène pas l’amour et la beauté et ne font que passer. C’est pénible, comme l’est la guerre, qui d’ailleurs est omniprésente dans le livre. D’ailleurs, elle apporte la seule couleur du livre, le rouge sanguin.

 

C’est un roman bien écrit, avec la force des mots. Par contre, ce n’est pas la joie. Pas de réjouissances, une fin un peu trop rapide, et un personnage principal, Bassam, auquel on ne s’attache pas vraiment. Cependant, son portrait est réaliste. Il est si désabusé qu’il n’agit pas comme l’aurait fait un héros traditionnel. Sans doute représente-t-il une génération de jeune homme qui ont vécu la guerre. Et sans doute, après que l’on ait refermé les pages du livre part-il à la poursuite d’une vie meilleur avec un peu plus de couleur et moins de poussière. C’est ce qu’on lui souhaite.

L’opinion de la tourneuse de page.

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La série Millénium – Stieg Larsson

septembre 12, 2008 · Un commentaire

La série Millénium

 

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Avec des noms à coucher dehors, comme Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette et La reine dans le palais des courants d’air, la série Millénium a attiré mon attention sur les tablettes des libraires. Au bureau, lorsqu’un collègue s’est pointé avec le premier tome, ce fut une réaction en chaîne : les livres sont passés dans toutes les mains. Un club de lecture était presque créé!

 La fille qui rêvait d'in bidon d'essence et d'une allumette

Il ne faut que quelques pages pour connaître les personnages. Avec un peu de recul, quand j’y repense, ils sont un peu stéréotypés. Lisbeth Salander, la  marginale, exclue de la société mais, ô combien lucide et débrouillarde malgré son côté asociale.  Mikael Blomkvist, le journaliste qui, par une grâce inconnue, découvre toujours le détail qui tue. Il est indépendant, dénonce les supercheries du monde des affaires et est également un grand tombeur (sans se forcer). Vu ainsi c’est presque exagéré, mais dans le livre, c’est hautement crédible et au fil des semaines que prennent la lecture des trois tomes, ils en viennent presque à faire partie de nos vies.

 La reine dans le palais des courants d'air

Dans le tome 1, un riche industrielle  engage Bloomkvist pour résoudre une énigme concernant la disparition de sa nièce plus de 40 années auparavant qui s’était déroulé dans un huit clos impliquant tous les membre de sa famille. Les 2 autres tomes ramènent les personnages et nous amènent à mieux connaître et comprendre Lisbeth Salander. Assez simple ce résumé en 5 lignes, mais tenter d’en expliqué un peu plus m’obligerait à me lancer dans un récit de 20 pages. Oui, l’histoire est tordue. Une fois plongé dans ce roman, n’essayer pas de raconter ce que vous lisez à vos proches. Ce qui en sortira ressemblera aux histoires impossibles des soaps américains. Mais lorsqu’on le lit, tout s’enchaîne à merveille. Essayez plutôt d’avoir des amis (ou collègues comme moi!) qui le lisent aussi, cela fera des bonnes discussions.

 

Les sujets dans le livres sont aussi variés que le monde des affaires, le nazisme, les crimes sexuels, le hacking, les secrets de familles. Sans oublier que l’auteur a créé des personnages plus grands que nature qui ont chacun leur vie bien a eu. Embarquer sans hésiter, et vous m’en direz des nouvelles lorsque vous reviendrez de vos quelques semaines en Suède (où se déroule l’action). À ce propos, il semble que des circuits touristiques millénium aient lieux dans ce pays scandinave.

 

Et pour les non-initiés au culte de l’auteur, Stieg Larsson, celui-ci ne pourra malheureusement pas nous régaler d’autres aventures de Lisbeth Salender puisque celui-ci est décédé juste avant la publication de ses romans.

 

Catégories : Livre
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