Pour le défi lecture, dans la section livre avec une couleur dans le titre, j’avais choisi, pleine de bonne volonté, le Rouge et le noir de Stendhal. Puis, après l’avoir feuilleté en librairie, j’étais un peu découragée devant cette brique. C’est à ce moment qu’une amie m’a parlé du livre « Les yeux jaunes des crocodiles », je n’en avais jamais entendu parler. Deux ou trois clics sur internet m’ont rapidement permis de voir que le livre avait eu un succès en librairie et que j’étais un peu en retard dans la vague. Alors, il a vite remplacé le Rouge et le noir sur ma liste du défi.
Le résumé à l’endos du livre (ou la quatrième de couverture, comme diraient nos amis français) est vague, alors je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. C’est l’histoire de Joséphine une femme récemment séparée de nature plutôt effacée qui vit avec ses deux filles et qui a de la misère à joindre les deux bouts. Elle est entourée de sa sœur, la belle Iris, qui a tout pour elle, de sa mère d’une incroyable froideur, de son beau-père concupiscent ainsi que de son amie et voisine « écossaise ».
Tout ce beau monde évoluera significativement durant le roman, mais surtout Joséphine qui saura canaliser ses difficultés afin de changer son sort. C’est vraiment un roman qui fait du bien à lire. Dans le genre « y’a de l’espoir ». Quand j’ai eu fini le roman, j’en voulais encore plus. Les personnages sont vraiment la force du roman, ils sont très bien développés et j’aurais passé encore plus de temps avec eux. Même la détestable Hortense, la fille de Joséphine, a su m’accrocher à la fin du roman.
Un seul défaut, qui ne m’a pas dérangé outre mesure, est l’ajout d’invraisemblances dans certaines histoires, notamment des relations avec diverses personnalités connues. C’est sûr que ça ne fait pas très sérieux, et disqualifie le livre de la catégorie « littérature ». Mais dans la catégorie « roman de plage », j’avoue que c’est très divertissant.
Une petite recherche sur internet vient de me confirmer qu’il existe une suite où l’on retrouve les personnage des « yeux jaunes ». Il s’agit de « La valse lente des tortue ». Je le lirai sûrement prochainement.
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Tagué : Katherine Pancol, Livre, roman
Jane Eyre est souvent dans les livres préférés des blogueurs, se retrouve sur toutes sortes de palmarès, dans la liste des 1000 livres qu’il faut avoir lu et aussi dans la liste de mon défi lecture. D’ailleurs, c’est un peu à cause de sa popularité que je l’ai choisi. Ce livre méritait-il toute l’attention qu’il avait? Où était-ce un autre roman d’amour sirupeux à la Dame au Camélia ou Madame Bovary que j’ai lu ce printemps? Je dois dire que j’étais pleine d’appréhension et le livre, écrit en petits caractères avec une peinture ennuyante comme couverture, n’aidait pas à augmenter l’attrait. Mais bon, je suis plus forte que 600 pages de petits caractères et j’ai passé à travers. Je ne l’ai pas regretté. Jane Eyre est une vraie héroïne. Sans qualité apparente, elle sait se faire aimer et sortir son épingle du jeu grâce à ses valeurs et à son esprit vif. J’ai adoré le personnage. Même si l’histoire et les valeurs sont d’une autre époque, j’ai pu m’identifié à elle, comme on le fait aujourd’hui avec des héroïnes modernes tel Bridget Jones. Je peux facilement imaginer des jeunes filles de l’époque savourant ce roman et rêvant d’un destin à la Jane Eyre.
Bien que plusieurs personnes préfèrent les romans contemporains pour la fluidité du langage, Jane Eyre ne m’a pas paru lourd. Bien sûr (la traduction française) utilise un français moins utilisé de nos jours, mais le roman n’est pas alourdit inutilement par des descriptions qui ne finissent plus, comme l’est l’interminable Madame Bovary.
Bref, j’ai beaucoup aimé et j’ai bien apprécié le fait que je ne connaissais pas l’histoire et que le roman a su me surprendre à plusieurs reprises. D’ailleurs, si vous avez l’édition du Livre de Poche, ne lisez surtout pas le résumé à l’arrière du livre, il contient des « spoilers ».

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Tagué : Charlotte Brontë, défi lecture, Jane Eyre, Livre