Lapageblanche’s Weblog

Entrée de mars 2009

Marguerite Duras, pour le meilleur et pour le pire

mars 16, 2009 · Laisser un commentaire

J’ai récemment lu deux livres de Marguerite Duras : Un barrage contre le Pacifique et Le vice-consul. Autant j’ai aimé le premier, autant le deuxième a été difficile à apprécier.

Disons d’abord que j’ai un biais favorable pour l’auteur dont j’ai adoré l’Amant, l’Amant de la Chine du Nord (même histoire remodelée) et Le marin de Gibraltar. J’aime son écriture sans fioriture, directe et crue. J’aime le fait que ses personnages soient ce qu’ils sont, sans masque. Dans Un barrage contre le Pacifique, j’ai retrouvé l’Indochine et des personnages similaires à ceux de l’Amant. Ce qui est prévisible quand on sait que ces deux livres sont hautement inspirés de la vie de Marguerite Duras.

 

On retrouve ici le frère et la mère. Encore une fois, le frère est préféré par la mère et la mère n’a pas assez d’argent pour faire vivre sa famille. Elle a donc mené une vie de dure labeur pour finalement se faire rouler par l’état (les cadastres)  en achetant avec toutes ses économies, des terres non-cultivables, inondées années après années par l’océan Pacifique. L’histoire est celle d’une famille ayant rêvé de la colonie qui se retrouve sans le sous dans cette Indochine qui n’a plus rien à faire d’eux. L’obsession de l’argent guide leurs actions et la famille se perd un peu plus à chaque jour. Souvent froids et calculateurs, on se questionne souvent sur les choix que font ces gens, qui parfois, semblent perdre leur morale..


Ce livre est un incontournable pour ceux qui aime l’univers Duras. D’ailleurs, c’est l’histoire de sa mère qu’elle raconte dans ce livre. J’ai d’ailleurs vu qu’un film allait bientôt sortir avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère (le 15 mai à Montréal). J’ai bien hâte de le voir et en espérant qu’il soit à la hauteur de L’Amant (de Jean-Jacques Annaud).

barrage-pacifique

Pour ce qui est du Vice-consul, j’ai trouvé l’histoire difficile à suivre. On y parle du Vice-consul de Lahore qui a perdu son poste à cause d’horreurs qu’il a fait, soit, supposément, (on ne le saura jamais) tirer sur des lépreux et des chiens dans un parc de la ville. Il se retrouve a Calcutta et crée l’émoi dans la haute société tournant au tour de la femme de l’ambassadeur. En parallèle, on suit l’histoire d’une mendiante d’Indochine, chassée de chez elle parce qu’enceinte, qui donnera son bébé, et marchera ensuite jusqu’à Calcutta. Elle chante la nuit et intrigue la haute- société de Calcutta.


Bref, bien que sans dessus-dessous, l’histoire semble plus claire dans mes mots que dans ceux de l’auteur. J’ai espéré jusqu’à la fin découvrir un fil conducteur et je ne l’ai pas trouvé. Une visite sur internet m’a permis de trouver des analyses, et une d’elles dit que Marguerite Duras travaille tout le long du roman pour qu’on ne sache pas qui est le narrateur. C’est vrai, c’est différent, mais ça n’apporte strictement rien au récit. Peut-être un pas de plus pour la littérature, mais pas pour mon intérêt.

 

Bref, j’aurais voulu aimé plus, parce que souvent les descriptions, les ambiances créés étaient prenantes et saisissantes. J’ai eu plusieurs fois l’impression de m’approcher de quelque chose de profond ou d’émouvant, mais cela me fuyait toujours entre les doigts.

Catégories : 1000 livres · Livre · Livres
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mars 10, 2009 · Laisser un commentaire

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Sous un ciel de marbre – John Sors

mars 6, 2009 · Laisser un commentaire

J’ai reçu ce livre à Noël. Je l’avais mis dans ma liste sans savoir vraiment c’était quoi, mis à part que c’était une histoire romancée de la construction du Taj Mahal. J’aime bien les sagas historiques, qui nous permettent d’apprendre sans qu’on s’en rende compte. Le livre de John Sors raconte l’histoire de Jahanara fille de l’empereur. À la mort de sa mère, elle se voit charger de la supervision de la construction du mausolée pour cette dernière. Mal mariée, elle connaîtra malgré tout le grand amour. Par contre, la lutte de ses frères viendra troubler la quiétude du royaume, et la princesse sera impliquée dans de nombreux conflits.

C’est un livre agréable à lire. Par contre, ce n’est pas de la “grande littérature”, j’ai même parfois eu l’impression de me retrouver devant un ramassi de clichés: les deux frères, le bon et le méchant, sans textures, les amis fidèles (un peu trop), l’amour “pur” qu’elle vit avec son amant et son jugement toujours parfait. Bref, on a souvent l’impression que c’est arrangé avec le gars des vues. Malgré ces faiblesses, le roman reste plaisant, mais ça demeure plus une lecture de divertissement. Et même si on devine vite ce qui va se passer, on reste curieux de connaître le dénouement.

Un roman intéressant, mais sans profondeur.!

Catégories : Livre
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L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

mars 5, 2009 · Laisser un commentaire

J’ai lu L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon pour mon défi lecture (titre avec phénomène météorologique). Je n’avais aucune attente, n’avais entendu aucune critique, la seule chose que je savais c’est que ce livre était toujours bien en évidence sur les présentoirs des libraires me suggérant un certain succès.

L’histoire m’a conquise en très peu de pages. J’ai adoré le mystère qui planait en permanence et le petit côté épeurant du livre. D’ailleurs, le récit mêlait savament suspense, histoire, romance et enquête. J’ai dévoré le livre et j’ai eu l’impression d’être dans le Barcelone des années 50 pendant la semaine qu’a duré ma lecture. Cependant, le Barcelone de l’histoire ne ressemblait pas au Barcelone que j’ai connu, très coloré, très Gaudi… Je ne sais pas si c’est l’impact de la couverture, mais j’ai presque eu l’impression de lire un livre en noir et blanc, avec tant de scènes la nuit, sous la pluie et dans l’ombre. Je dirais même que le livre a un petit côté gothique avec toute ces descriptions de vieilles maisons et le fameux cimetière des livres.

Je me rends compte que c’est plus difficile faire une critique d’un livre qu’on a aimé que d’un livre qu’on a détesté. C’est comme avec l’amour, on a le coup de foudre, mais on ne sait pas pourquoi.

Côté écriture (et traduction): c’était impécable. L’auteur jongle avec les mots, tout est bien dit, s’en est presque magique. Un livre 5 étoiles!

Catégories : Livre
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