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Le tigre blanc – Aravind Adiga

août 14, 2009 · Laisser un commentaire

Un peu à la manière de Slumdog Millionaire, on suit, dans Le tigre blanc d’Aravind Adiga, le parcours d’un jeune homme démuni dans l’Inde contemporaine. Balram, le tigre blanc, de son vrai nom Munna (qui signifie simplement garçon) vient de ce qu’il appelle “les ténèbres”, soit la partie agricole de l’Inde, sur les bords du Gange où les gens sont peu instruits et vivent dans la misère. Poussé par l’ambition, il se retrouvera dans l’autre Inde, celle de “la lumière” où il deviendra le chauffeur d’un riche indien américanisé. Tranquillement, il prend conscience de la vie qu’il manque et veut sortir de sa cage.

Ce livre est écrit comme une lettre voulant montrer la réalité de l’Inde à un ministre chinois en visite en Inde. Il lui décrit sa vie, ses expériences et démontre comment tout autour de lui est corruption : le gouvernement, les entreprises, la police. Il nous dévoile les combines des plus grands comme des plus petits pour obtenir leur part de lumière.

Le livre se lit d’un trait. On suit le changement de caractère de cette être, plutôt faible au départ, et qui prend conscience tranquillement de ce qu’il faut faire pour changer son destin, quitte à tomber dans l’immoralité.

Un livre plutôt cru, où les choses sont dites telles qu’elles sont, avec une intrigue lancée dès les premières pages et racontée par un auteur talentueux. Intéressante lecture pour tous ceux qui sont fasciné par l’Inde.

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La consolante – Anna Galvada

juillet 22, 2009 · Laisser un commentaire

consolanteJe ne sais pas si vous êtes de ceux qui, comme moi, avez adoré le livre “Ensemble c’est tout” d’Anna Galvada. De ce livre, j’avais aimé l’atmosphère, la composition des personnages et ce bien-être que l’on sentait s’installer. C’est un monde comme celui là que j’ai cherché à retrouver dans “La consolante”.

Ce serait faux de dire que je n’ai rien retrouvé de tel, mais pour y arriver, comme j’ai peiné! C’est comme si l’auteur avait longuement cherché son sujet, et qu’elle y était arrivée après 300 pages. L’éditeur aurait pu couper un peu. Si ce n’était pas de ce long vol d’avion, sans aucun autre divertissement que ce livre, j’aurais abandonné.

Le style d’écriture est assommant. Souvent l’auteur ne met pas de pronom, ce qui donne des énormes paragraphes sans aucuns points.  

Les personnages ne sont guère attachants, et l’évênement déclencheur peu crédible. C’est vraiment dur de s’identifier à la plupart des protagonistes de l’histoire. En voulant créer des personnages haut en couleur qui ont un grand coeur, l’auteur en fait trop et on se retrouve avec des caricatures.

Bref, une déception de la part d’une auteur dont j’avais énormément apprécié les autres romans. 

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mars 10, 2009 · Laisser un commentaire

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Portrait sepia – Isabel Allende

avril 30, 2008 · Laisser un commentaire

Je devrai plutôt dire Retrato en Sepia, puisque bien avant de participer au défi lecture, je m’étais aussi fixée des buts au Jour de l’an. Outre le traditionnel “mieux manger et s’entraîner”, j’avais aussi pris des résolutions plus facilement et plus agréablement atteignables. Certains de ces buts concernaient la lecture. Inspirée d’une amie qui avait pris la résolution de lire un livre en italien pour renouer avec une langue qu’elle parle à la maison, mais qu’elle utilise peu autrement, j’ai décidé moi aussi de ressuscité une langue que j’ai appris lors d’un échange universitaire, soit l’espagnol.  Encore là, je n’avais jamais lu de livre au complet en espagnol.  Cependant, les journaux et livres scolaires que j’ai lu durant ces six mois dans la péninsule ibérique ont suffi pour que je puisse apprécier le livre d’Isabel Allende.

Je partais déjà en terre connu, puisque j’avais lu Fille du destin, un autre roman de l’auteure et dont les personnages reviennent dans Portrait sépia. Outre quelques descriptions, sur la décoration de la maison ou des robes entre autre, je n’ai rien perdu de l’histoire.

En fait, cette histoire est celle d’Aurora del Vallee, et nous découvrons les circonstances entourant sa naissance et nous la voyons grandir jusqu’à l’âge adulte. L’histoire tourne d’ailleurs beaucoup autour des souvenirs, car ses origines lui seront cachés jusqu’à l’adolescence. Elle découvrira morceau par morceau son passé et pourra comprendre ainsi les cauchemars qui la hantent.

C’est un beau roman. À la fois saga familiale, il flirte aussi avec le roman historique surtout pour les non-initiés, comme moi, à l’histoire du Chili. Car bien que le roman débute à San Francisco, lors de la ruée vers l’or, il se poursuit dans ce pays d’Amérique latine où l’on sera témoin de la Guerre du Pacifique et de la Guerre Civile.

C’est donc à conseiller pour ceux qui aiment les sagas familiales, les histoires d’une autre époque et ceux qui avaient aimé le livre Fille du destin.  

Finalement, je m’étais fixé le but de lire deux livres en espagnol. Et un de fait! Pour le second, j’hésite entre deux livre de Gabriel Garcia Marquez, soit L’amour au temps du choléra et Cent ans de solitude. Deux grands classiques. J’ai lu Chronique d’une mort annoncée de l’auteur et en français, j’ai trouvé que le niveau de langage était soutenu. Je comprenais bien, mais ce que je me demande, c’est si je suis capable de bien comprendre un tel niveau en espagnol. À suivre. 

Et si quelqu’un a lu les deux livres, par lequel devrais-je débuter?

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