Un peu à la manière de Slumdog Millionaire, on suit, dans Le tigre blanc d’Aravind Adiga, le parcours d’un jeune homme démuni dans l’Inde contemporaine. Balram, le tigre blanc, de son vrai nom Munna (qui signifie simplement garçon) vient de ce qu’il appelle “les ténèbres”, soit la partie agricole de l’Inde, sur les bords du Gange où les gens sont peu instruits et vivent dans la misère. Poussé par l’ambition, il se retrouvera dans l’autre Inde, celle de “la lumière” où il deviendra le chauffeur d’un riche indien américanisé. Tranquillement, il prend conscience de la vie qu’il manque et veut sortir de sa cage.
Ce livre est écrit comme une lettre voulant montrer la réalité de l’Inde à un ministre chinois en visite en Inde. Il lui décrit sa vie, ses expériences et démontre comment tout autour de lui est corruption : le gouvernement, les entreprises, la police. Il nous dévoile les combines des plus grands comme des plus petits pour obtenir leur part de lumière.
Le livre se lit d’un trait. On suit le changement de caractère de cette être, plutôt faible au départ, et qui prend conscience tranquillement de ce qu’il faut faire pour changer son destin, quitte à tomber dans l’immoralité.
Un livre plutôt cru, où les choses sont dites telles qu’elles sont, avec une intrigue lancée dès les premières pages et racontée par un auteur talentueux. Intéressante lecture pour tous ceux qui sont fasciné par l’Inde.
Je ne sais pas si vous êtes de ceux qui, comme moi, avez adoré le livre “Ensemble c’est tout” d’Anna Galvada. De ce livre, j’avais aimé l’atmosphère, la composition des personnages et ce bien-être que l’on sentait s’installer. C’est un monde comme celui là que j’ai cherché à retrouver dans “La consolante”.