Jane Eyre est souvent dans les livres préférés des blogueurs, se retrouve sur toutes sortes de palmarès, dans la liste des 1000 livres qu’il faut avoir lu et aussi dans la liste de mon défi lecture. D’ailleurs, c’est un peu à cause de sa popularité que je l’ai choisi. Ce livre méritait-il toute l’attention qu’il avait? Où était-ce un autre roman d’amour sirupeux à la Dame au Camélia ou Madame Bovary que j’ai lu ce printemps? Je dois dire que j’étais pleine d’appréhension et le livre, écrit en petits caractères avec une peinture ennuyante comme couverture, n’aidait pas à augmenter l’attrait. Mais bon, je suis plus forte que 600 pages de petits caractères et j’ai passé à travers. Je ne l’ai pas regretté. Jane Eyre est une vraie héroïne. Sans qualité apparente, elle sait se faire aimer et sortir son épingle du jeu grâce à ses valeurs et à son esprit vif. J’ai adoré le personnage. Même si l’histoire et les valeurs sont d’une autre époque, j’ai pu m’identifié à elle, comme on le fait aujourd’hui avec des héroïnes modernes tel Bridget Jones. Je peux facilement imaginer des jeunes filles de l’époque savourant ce roman et rêvant d’un destin à la Jane Eyre.
Bien que plusieurs personnes préfèrent les romans contemporains pour la fluidité du langage, Jane Eyre ne m’a pas paru lourd. Bien sûr (la traduction française) utilise un français moins utilisé de nos jours, mais le roman n’est pas alourdit inutilement par des descriptions qui ne finissent plus, comme l’est l’interminable Madame Bovary.
Bref, j’ai beaucoup aimé et j’ai bien apprécié le fait que je ne connaissais pas l’histoire et que le roman a su me surprendre à plusieurs reprises. D’ailleurs, si vous avez l’édition du Livre de Poche, ne lisez surtout pas le résumé à l’arrière du livre, il contient des « spoilers ».