Articles étiquettés ‘littérature’
Pendant ma lecture de Sourire de loup, j’ai eu l’impression de faire un voyage, physique et temporel. Il faut dire que l’histoire se passe presque exclusivement en Angleterre. Dans les banlieues d’immigrants aux odeurs de curry. On y suit l’histoire de deux amis, Archi, l’anglais et Samad, le bengali qui se sont connus durant la Deuxième guerre mondiale. Le roman débute dans les années soixante-dix, quoique nous avons droit à de nombreux flashbacks. Se greffent ensuite à l’histoire, leurs deux femmes plus jeunes. Clara, la jamaicaine que mariera Archie, et Alsana, la femme promise à Samad. Puis viendront les enfants, la jeune Irie et Magid et Millat, les jumeaux, tous du même âge.
À mesure que le roman avance, on comprend que tous les membres des deux familles sont les personnages principaux. On entre dans la tête de tout le monde et on découvre la famille sous tous ses angles. Bien sûr, les conflits sont nombreux entre la première et la deuxième génération d’immigrants. Plusieurs sujets y sont abordés: intégration, racisme, religions, fondamentalisme etc… Bien, que le roman soit sombre au début, on finit par s’attacher aux personnages et à s’intéresser à leurs histoires. Par contre, bien qu’il soit intéressant que l’auteur explore l’histoire sur plusieurs angles via les différents personnages, j’ai trouvé qu’elle s’éparpillait un peu trop. Elle aurait gagné à en faire un peu moins et à peaufiner certains des personnages principaux. Pas que le portrait soit inintéressant, loin de là, mais on voudrait découvrir encore plus les desseins des personnages.
J’ai bien été impressionnée quand j’ai su que l’auteure n’avait que 25 ans lors de la publication de son livre, un pavé de plus de 500 pages. Bien qu’imparfait, le livre était très intéressant et a réussi à me divertir. Et il fait parti de la liste des 1000 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie.
Catégories : 1000 livres · Livre · littérature
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J’ai récemment lu deux livres de Marguerite Duras : Un barrage contre le Pacifique et Le vice-consul. Autant j’ai aimé le premier, autant le deuxième a été difficile à apprécier.
Disons d’abord que j’ai un biais favorable pour l’auteur dont j’ai adoré l’Amant, l’Amant de la Chine du Nord (même histoire remodelée) et Le marin de Gibraltar. J’aime son écriture sans fioriture, directe et crue. J’aime le fait que ses personnages soient ce qu’ils sont, sans masque. Dans Un barrage contre le Pacifique, j’ai retrouvé l’Indochine et des personnages similaires à ceux de l’Amant. Ce qui est prévisible quand on sait que ces deux livres sont hautement inspirés de la vie de Marguerite Duras.
On retrouve ici le frère et la mère. Encore une fois, le frère est préféré par la mère et la mère n’a pas assez d’argent pour faire vivre sa famille. Elle a donc mené une vie de dure labeur pour finalement se faire rouler par l’état (les cadastres) en achetant avec toutes ses économies, des terres non-cultivables, inondées années après années par l’océan Pacifique. L’histoire est celle d’une famille ayant rêvé de la colonie qui se retrouve sans le sous dans cette Indochine qui n’a plus rien à faire d’eux. L’obsession de l’argent guide leurs actions et la famille se perd un peu plus à chaque jour. Souvent froids et calculateurs, on se questionne souvent sur les choix que font ces gens, qui parfois, semblent perdre leur morale..
Ce livre est un incontournable pour ceux qui aime l’univers Duras. D’ailleurs, c’est l’histoire de sa mère qu’elle raconte dans ce livre. J’ai d’ailleurs vu qu’un film allait bientôt sortir avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère (le 15 mai à Montréal). J’ai bien hâte de le voir et en espérant qu’il soit à la hauteur de L’Amant (de Jean-Jacques Annaud).

Pour ce qui est du Vice-consul, j’ai trouvé l’histoire difficile à suivre. On y parle du Vice-consul de Lahore qui a perdu son poste à cause d’horreurs qu’il a fait, soit, supposément, (on ne le saura jamais) tirer sur des lépreux et des chiens dans un parc de la ville. Il se retrouve a Calcutta et crée l’émoi dans la haute société tournant au tour de la femme de l’ambassadeur. En parallèle, on suit l’histoire d’une mendiante d’Indochine, chassée de chez elle parce qu’enceinte, qui donnera son bébé, et marchera ensuite jusqu’à Calcutta. Elle chante la nuit et intrigue la haute- société de Calcutta.
Bref, bien que sans dessus-dessous, l’histoire semble plus claire dans mes mots que dans ceux de l’auteur. J’ai espéré jusqu’à la fin découvrir un fil conducteur et je ne l’ai pas trouvé. Une visite sur internet m’a permis de trouver des analyses, et une d’elles dit que Marguerite Duras travaille tout le long du roman pour qu’on ne sache pas qui est le narrateur. C’est vrai, c’est différent, mais ça n’apporte strictement rien au récit. Peut-être un pas de plus pour la littérature, mais pas pour mon intérêt.
Bref, j’aurais voulu aimé plus, parce que souvent les descriptions, les ambiances créés étaient prenantes et saisissantes. J’ai eu plusieurs fois l’impression de m’approcher de quelque chose de profond ou d’émouvant, mais cela me fuyait toujours entre les doigts.
Catégories : 1000 livres · Livre · Livres
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J’ai reçu ce livre à Noël. Je l’avais mis dans ma liste sans savoir vraiment c’était quoi, mis à part que c’était une histoire romancée de la construction du Taj Mahal. J’aime bien les sagas historiques, qui nous permettent d’apprendre sans qu’on s’en rende compte. Le livre de John Sors raconte l’histoire de Jahanara fille de l’empereur. À la mort de sa mère, elle se voit charger de la supervision de la construction du mausolée pour cette dernière. Mal mariée, elle connaîtra malgré tout le grand amour. Par contre, la lutte de ses frères viendra troubler la quiétude du royaume, et la princesse sera impliquée dans de nombreux conflits.
C’est un livre agréable à lire. Par contre, ce n’est pas de la “grande littérature”, j’ai même parfois eu l’impression de me retrouver devant un ramassi de clichés: les deux frères, le bon et le méchant, sans textures, les amis fidèles (un peu trop), l’amour “pur” qu’elle vit avec son amant et son jugement toujours parfait. Bref, on a souvent l’impression que c’est arrangé avec le gars des vues. Malgré ces faiblesses, le roman reste plaisant, mais ça demeure plus une lecture de divertissement. Et même si on devine vite ce qui va se passer, on reste curieux de connaître le dénouement.
Un roman intéressant, mais sans profondeur.!
Catégories : Livre
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J’ai lu L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon pour mon défi lecture (titre avec phénomène météorologique). Je n’avais aucune attente, n’avais entendu aucune critique, la seule chose que je savais c’est que ce livre était toujours bien en évidence sur les présentoirs des libraires me suggérant un certain succès.
L’histoire m’a conquise en très peu de pages. J’ai adoré le mystère qui planait en permanence et le petit côté épeurant du livre. D’ailleurs, le récit mêlait savament suspense, histoire, romance et enquête. J’ai dévoré le livre et j’ai eu l’impression d’être dans le Barcelone des années 50 pendant la semaine qu’a duré ma lecture. Cependant, le Barcelone de l’histoire ne ressemblait pas au Barcelone que j’ai connu, très coloré, très Gaudi… Je ne sais pas si c’est l’impact de la couverture, mais j’ai presque eu l’impression de lire un livre en noir et blanc, avec tant de scènes la nuit, sous la pluie et dans l’ombre. Je dirais même que le livre a un petit côté gothique avec toute ces descriptions de vieilles maisons et le fameux cimetière des livres.
Je me rends compte que c’est plus difficile faire une critique d’un livre qu’on a aimé que d’un livre qu’on a détesté. C’est comme avec l’amour, on a le coup de foudre, mais on ne sait pas pourquoi.
Côté écriture (et traduction): c’était impécable. L’auteur jongle avec les mots, tout est bien dit, s’en est presque magique. Un livre 5 étoiles!
Catégories : Livre
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Le livre L’attrape-coeurs de J.D. Salinger est un roman culte sur l’adolescence publié en 1951. Il raconte l’escapade de Holden Caulfield à New York avant les vacances de Noël, alors qu’il a peur d’annoncer à ses parents qu’il s’est (encore) fait renvoyer de son collège privé. Le livre, qui fait partie des 1000 livres qu’il faut avoir lu, m’avait été conseillé à plusieurs reprises
Je dois d’emblée dire que le style du livre m’a déplu. L’histoire est raconté par un adolescent avec leur langage familier et leurs expressions particulières. La traduction française n’a pas aidé; j’avais l’impression d’être dans un mauvais film français, avec des expressions qu’on n’utilise jamais comme “la môme” pour identifier n’importe quel personnage féminin de 10 à 30 ans. Tel que montré sur wikipédia: “Rien que sur la première page, on trouve « mon enfance pourrie », « toute cette salade », « ma saleté d’autobiographie » et « ce truc idiot ». Bref, une écriture horrible comme j’ai rarement vu. J’en ai même lu des extraits à haute voix durant les Fêtes et je me suis fait supplier d’arrêter. Personne ne comprenait que je m’acharnais à terminer ce livre.
J’ai lu, sur wikipédia entre autre, des analyses sur le livre. Roman de découverte et d’émancipation, sûrement très innovateur à l’époque, mais moins impressionnant au 21e siècle. Par contre, je peux comprendre son importance dans l’histoire était donné le langage et l’attitude du personnage qui devait être vraiment marginal à l’époque. On dit même que le livre était à l’index et qu’un professeur s’est fait renvoyer (bien qu’il ait été réintégré plus tard) après avoir mis le livre à son programme.
Par contre, je n’aurais pas mis le livre parmi mes favoris. Du moins, pas la version française.
Catégories : 1000 livres · Livre
Tagué : 1000 livres, littérature, Livre
Je sais que beaucoup de lecteurs arrivent sur mon site en raison du fait que je parle des « 1000 livres qu’il faut avoir lus ». J’imagine que bien des lecteurs cherchent cette liste. Je n’ai pas l’intention de saisir toute cette liste, mais pour ceux qui sont intéressés, on trouve ici la liste de la version anglophone du livre : “1001 Books You Must Read Before You Die”. La liste n’est pas identique. Par exemple dans la version française, on retrouve Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy et un livre de Michel Tremblay, mais pas en anglais.
Catégories : 1000 livres
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Quand j’ai commencé le livre Parfum de poussière, je croyais m’embarquer dans un livre qui relate la guerre au Liban. J’avais raison mais pas comme je le croyais. C’était à la guerre de 2006 que pensais, mais j’imagine que c’est plutôt de 1975-76 qu’on parlait. Quoiqu’il n’est pas question de date dans le livre et que je ne suis pas trop familière avec la politique libanaise.
Cependant, pas besoin d’être historien pour comprendre la détresse des personnages principaux, Bassam et George. Les deux jeunes hommes sont des petits voyous, qui profitent un peu du système, et ont de petits emplois. Dans cette guerre, ils ont perdu leurs proches, et rêvent d’un monde meilleur chacun à leur façon. George s’embarque dans les milices tandis que Bassam ne rêve que de fuir à l’étranger.
L’histoire est à l’image de la vie des deux jeunes hommes, et porte bien son titre. L’atmosphère est grise et lourde, sans couleur, comme les appartements détruits qui représentent si bien la guerre du Liban. C’est un roman de gars, où sa sent la sueur, la cigarette et l’alcool. Les femmes qu’on y rencontre n’amène pas l’amour et la beauté et ne font que passer. C’est pénible, comme l’est la guerre, qui d’ailleurs est omniprésente dans le livre. D’ailleurs, elle apporte la seule couleur du livre, le rouge sanguin.

C’est un roman bien écrit, avec la force des mots. Par contre, ce n’est pas la joie. Pas de réjouissances, une fin un peu trop rapide, et un personnage principal, Bassam, auquel on ne s’attache pas vraiment. Cependant, son portrait est réaliste. Il est si désabusé qu’il n’agit pas comme l’aurait fait un héros traditionnel. Sans doute représente-t-il une génération de jeune homme qui ont vécu la guerre. Et sans doute, après que l’on ait refermé les pages du livre part-il à la poursuite d’une vie meilleur avec un peu plus de couleur et moins de poussière. C’est ce qu’on lui souhaite.
L’opinion de la tourneuse de page.
Catégories : Livre
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Un premier livre de mon défi lecture de lu! Étant une inconditionnelle d’Alexandre Dumas Père, je partais avec une idée un peu trop précise de ce que je recherchais. : je voulais revivre des joies littéraires à la hauteur de Compte de Monte Cristo. Les critiques n’avaient-ils pas encensé le jeune Alexandre dès son premier roman (La dame aux camélias justement!). Le début de l’histoire me laissa croire que je m’embarquais dans un grand roman (et je ne nie pas que s’en fut un puisqu’il a survécu et est encore reconnu aujourd’hui). Pourtant, malgré une belle écriture, je n’ai pas été touchée par cette histoire d’amour.
Pas de conclusion, dans ce livre, puisqu’on nous livre la fin au commencement de l’histoire. Et pas de surprise non plus dans son déroulement. À moins de n’avoir jamais entendue d’histoire d’amour, on a l’impression de se faire servir du réchauffé. Bémol ici, ce roman a été écris des siècles avant bon nombre de livres que j’ai lu et d’autres qui ont inspiré un grand nombre de films, donc peut-être était-ce une histoire extrêmement novatrice. Un garçon de bonne famille et une courtisane, un père qui tente de garder l’honneur de la famille, ce n’est plus une nouveauté aujourd’hui.
Bref, je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas aimé comme je l’aurais voulu. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi le personnage principal était si amoureux de cette courtisane. Mis à part sa grande beauté, je ne sais pas trop ce qu’elle avait de si charmant. Mais bon, les romans de cette époque ne parle pas vraiment de ça, les gens tombent amoureux un point c’est tout.
Catégories : Livre
Tagué : Alexandre Dumas, défi lecture, littérature, Livres