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J’ai récemment lu deux livres de Marguerite Duras : Un barrage contre le Pacifique et Le vice-consul. Autant j’ai aimé le premier, autant le deuxième a été difficile à apprécier.
Disons d’abord que j’ai un biais favorable pour l’auteur dont j’ai adoré l’Amant, l’Amant de la Chine du Nord (même histoire remodelée) et Le marin de Gibraltar. J’aime son écriture sans fioriture, directe et crue. J’aime le fait que ses personnages soient ce qu’ils sont, sans masque. Dans Un barrage contre le Pacifique, j’ai retrouvé l’Indochine et des personnages similaires à ceux de l’Amant. Ce qui est prévisible quand on sait que ces deux livres sont hautement inspirés de la vie de Marguerite Duras.
On retrouve ici le frère et la mère. Encore une fois, le frère est préféré par la mère et la mère n’a pas assez d’argent pour faire vivre sa famille. Elle a donc mené une vie de dure labeur pour finalement se faire rouler par l’état (les cadastres) en achetant avec toutes ses économies, des terres non-cultivables, inondées années après années par l’océan Pacifique. L’histoire est celle d’une famille ayant rêvé de la colonie qui se retrouve sans le sous dans cette Indochine qui n’a plus rien à faire d’eux. L’obsession de l’argent guide leurs actions et la famille se perd un peu plus à chaque jour. Souvent froids et calculateurs, on se questionne souvent sur les choix que font ces gens, qui parfois, semblent perdre leur morale..
Ce livre est un incontournable pour ceux qui aime l’univers Duras. D’ailleurs, c’est l’histoire de sa mère qu’elle raconte dans ce livre. J’ai d’ailleurs vu qu’un film allait bientôt sortir avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère (le 15 mai à Montréal). J’ai bien hâte de le voir et en espérant qu’il soit à la hauteur de L’Amant (de Jean-Jacques Annaud).

Pour ce qui est du Vice-consul, j’ai trouvé l’histoire difficile à suivre. On y parle du Vice-consul de Lahore qui a perdu son poste à cause d’horreurs qu’il a fait, soit, supposément, (on ne le saura jamais) tirer sur des lépreux et des chiens dans un parc de la ville. Il se retrouve a Calcutta et crée l’émoi dans la haute société tournant au tour de la femme de l’ambassadeur. En parallèle, on suit l’histoire d’une mendiante d’Indochine, chassée de chez elle parce qu’enceinte, qui donnera son bébé, et marchera ensuite jusqu’à Calcutta. Elle chante la nuit et intrigue la haute- société de Calcutta.
Bref, bien que sans dessus-dessous, l’histoire semble plus claire dans mes mots que dans ceux de l’auteur. J’ai espéré jusqu’à la fin découvrir un fil conducteur et je ne l’ai pas trouvé. Une visite sur internet m’a permis de trouver des analyses, et une d’elles dit que Marguerite Duras travaille tout le long du roman pour qu’on ne sache pas qui est le narrateur. C’est vrai, c’est différent, mais ça n’apporte strictement rien au récit. Peut-être un pas de plus pour la littérature, mais pas pour mon intérêt.
Bref, j’aurais voulu aimé plus, parce que souvent les descriptions, les ambiances créés étaient prenantes et saisissantes. J’ai eu plusieurs fois l’impression de m’approcher de quelque chose de profond ou d’émouvant, mais cela me fuyait toujours entre les doigts.
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Je sais que beaucoup de lecteurs arrivent sur mon site en raison du fait que je parle des « 1000 livres qu’il faut avoir lus ». J’imagine que bien des lecteurs cherchent cette liste. Je n’ai pas l’intention de saisir toute cette liste, mais pour ceux qui sont intéressés, on trouve ici la liste de la version anglophone du livre : “1001 Books You Must Read Before You Die”. La liste n’est pas identique. Par exemple dans la version française, on retrouve Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy et un livre de Michel Tremblay, mais pas en anglais.
Catégories : 1000 livres
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Un premier livre de mon défi lecture de lu! Étant une inconditionnelle d’Alexandre Dumas Père, je partais avec une idée un peu trop précise de ce que je recherchais. : je voulais revivre des joies littéraires à la hauteur de Compte de Monte Cristo. Les critiques n’avaient-ils pas encensé le jeune Alexandre dès son premier roman (La dame aux camélias justement!). Le début de l’histoire me laissa croire que je m’embarquais dans un grand roman (et je ne nie pas que s’en fut un puisqu’il a survécu et est encore reconnu aujourd’hui). Pourtant, malgré une belle écriture, je n’ai pas été touchée par cette histoire d’amour.
Pas de conclusion, dans ce livre, puisqu’on nous livre la fin au commencement de l’histoire. Et pas de surprise non plus dans son déroulement. À moins de n’avoir jamais entendue d’histoire d’amour, on a l’impression de se faire servir du réchauffé. Bémol ici, ce roman a été écris des siècles avant bon nombre de livres que j’ai lu et d’autres qui ont inspiré un grand nombre de films, donc peut-être était-ce une histoire extrêmement novatrice. Un garçon de bonne famille et une courtisane, un père qui tente de garder l’honneur de la famille, ce n’est plus une nouveauté aujourd’hui.
Bref, je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas aimé comme je l’aurais voulu. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi le personnage principal était si amoureux de cette courtisane. Mis à part sa grande beauté, je ne sais pas trop ce qu’elle avait de si charmant. Mais bon, les romans de cette époque ne parle pas vraiment de ça, les gens tombent amoureux un point c’est tout.
Catégories : Livre
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Le 100e anniversaire de naissance de Simone de Beauvoir a fait couler beaucoup d’encre cette année. Une photo la montrant nue, de dos, aura aussi contribué à ce qu’on en parle jusqu’au Québec. Bien que le nom soit assez connu ici, peu connaisse l’ensemble de son œuvre. Et il s’agit d’un « nous » inclusif puisqu’à part le fait que ce soit une grande féministe, je ne savais rien d’elle, mis à part son mariage avec Sartre (dont je ne sais rien de plus, si ce n’est que c’est un grand philosophe et écrivain).
Désirant mettre fin à toute cette « inculture », je décidai de m’attaquer à l’œuvre de cette femme du siècle. Premier roman, les Mandarins (tome1). Fin de la Deuxième Guerre, un groupe d’amis, bourgeois, intello, de gauche et plutôt libertin se remettent en question et se cherchent dans la nouvelle réalité de l’après-guerre. Au centre du roman, un journal, L’Espoir, qui deviendra l’organe politique du S.R.L, un parti gauchiste qui se veut indépendant du parti communiste.
Fait marquant pour moi, les femmes se disent libres, mais elles sont dépendantes de leurs amours, se veulent infidèles, mais n’aiment qu’un homme. Elles sont instruites, elles pourraient être indépendantes financièrement mais elles s’accrochent. Rien de vraiment féministe à mes yeux, contrairement aux fausses attentes que j’avais d’un roman de Simone de Beauvoir.
Ce qui est intéressant, c’est le questionnement des personnages (pour la plupart journalistes et/ou écrivains) à savoir s’il est mieux d’utiliser leur talent dans le militantisme ou de continuer à écrire des romans. Quelle est la place de la littérature dans ce monde d’après guerre? Comment peut-on parler des belles choses quant on connaît toutes les souffrances que d’autres endurent? Qu’elle est l’importance des histoires personnelles quand on recherche le bien être collectif?
Bref, ces 506 pages m’ont ouvert l’appétit sur ce monde d’intellectuels français. Et sincèrement, beaucoup plus que je m’y attendais. J’attaquerai le Tome 2 très bientôt et je pourrai vous dire ce que je pense vraiment de l’œuvre, car même si je suis conquise présentement, il faudra que la conclusion m’inspire aussi. À suivre.
P.S. Ce livres fait parti de la liste des 1000 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie, que je répertorierai sous la catégorie 1000 livres. Pas que j’ai la prétention de tous les lire, mais tant qu’à lire des livres au hasard aussi bien lire des livres qui ont été marquants. À date, je ne suis pas déçue.
Catégories : 1000 livres · Livre
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Toujours sur le sujet de la nourriture, un livre vient d’être publié: Hungry Planet, What the World Eats (par Peter Menzel et Faith d’Aluisio). Les auteurs ont parcourus 24 pays et se sont intégrés dans 24 familles avec lesquelles ils ont fait les courses (ou les récoltes!), cuisiner et manger, tout en prenant note de tout ce qui avait été consommé. Le résultats photographique est vraiment intéressant. Plusieurs photos sont disponibles sur le site du Times.
Pour vous mettre en appétit en voici quelques-unes qui montrent la diversité, mais aussi la précarité de certaines régions du globe.

Koweit – 221.45 $US par semaine

Caroline du Nord, États-Unis – 341, 96$ (Mon côté vert trouve qu’il y a beaucoup d’emballages. Et je ne commenterai pas sur les vertus alimentaire des aliments choisis…)

Chad – 1,23$ par semaine . Après ces deux images d’abondance, vient celle-ci nous rappellant notre chance.
Catégories : Livre · photo
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Plusieurs blogueurs participent actuellement à un défi lecture qui consiste à lire 6 livres choisis selon des critères pré-déterminés. (pour voir une liste des participants)
Je suis en retard mais je me lance quand même.
1. Un livre avec une couleur dans le titre: Le rouge et le noir de Stendhal
2. Un livre avec un nom d‘animal dans le titre: Wild Swans: Three daughters of China de Jung Chang (lu)
3. Un livre avec un prénom dans le titre: Jane Eyre de Charlotte Brontë
4. Un livre avec un nom de lieu géographique dans le titre: Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras
5. Un livre avec un phénomène météorologique dans le titre: L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafón
6. Un livre avec un nom de plante dans le titre: La dame aux camélias d’Alexandre Dumas Fils(lu)
Le phénomène météorologique m’a donné du fil à retordre puisque j’ai lu plus tôt cette année deux livres qui auraient bien fait dans cette catégorie soit Milles soleils splendides et Le froid modifie la trajectoire des poissons. J’ai aussi lu un des choix populaires : Sous le soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Alors je me suis rabattue sur un choix populaire. J’ai hâte de voir.
Catégories : Livre
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Je suis fan de Guy Delisle
Quoi vous ne le connaissez pas? C’était également mon cas, il y a un mois, mais heureusement un article dans La Presse a rectifié cela. Guy Delisle est un bédéiste québécois qui habite maintenant en France et qui a eu la chance de séjourner dans des régions qui ne font pas partie du palmarès touristiques nord-américain (ni européen). Ces séjours lui ont inspiré des BD : Shenzhen, Pyongyang et tout récemment Chroniques Birmanes.

Le tout est raconté un peu comme un journal de bord où l’on est témoin des aventures de l’auteur, qui se met lui-même en scène. Nous vivons avec lui les malentendus, les découvertes culturelles et les surprises qui l’attendent dans ces pays totalement différents de l’Occident et plutôt fermés sur eux-mêmes. Le ton se veut léger, pas de discours politique, seulement des anecdotes racontées de façon candide, et pourtant, nous découvrons bien plus sur le pays que dans les reportages que l’on voit souvent au Téléjournal. Ce qui est aussi normal, car la liberté pour les journalistes est presque nulle dans ces pays. D’ailleurs, je me demande bien si M. Delisle pourra retourner dans ces pays après avoir publié ces BDs hautement subversives (de leur avis, pas du mien!).
Les petites histoires qui constituent les livres sont bien souvent comiques et les dessins qui relèvent plus du « cartoon » que du portrait reflètent beaucoup la réalité. Après la lecture de Pyongyang, j’ai voulu en savoir plus sur cette ville et ses édifices, car les dessins de la BD m’avait beaucoup intrigués (pensons à l’hôtel de 3700 chambres en forme de pyramide qui devait être construit pour les jeux olympiques de 1988 mais dont la construction a été arrêtée, et qui demeure même à l’abandon l’édifice le plus dominant de la ville de Pyongyang). J’ai donc fait une recherche sur Google et le peu d’images disponibles ne m’ont pas vraiment apporté plus que les dessins de Guy Delisle tellement il réussi à nous montrer comment est la vie là-bas.

Source photo: http://bigbadboonis.blogspot.com
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La prémisse du livre (4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue.) m’attirait car j’avais moi aussi des souvenirs de cette période qui avait marqué le début de mes études universitaires. C’était il y a déjà 10 ans! Alors en quête d’une histoire qui raviverait ma mémoire et me ferait revivre ces 2 semaines mémorables pour bien des québécois, je me suis plonger dans ce petit bouquin.
Le livre est difficile à classer dans une catégorie. C’est à mi-chemin entre le livre pour enfant et le livre pour adulte. Ce n’est pas un drame, c’est plutôt léger sans tomber dans l’humour de la chick-lit. Je dirais que c’est un feel-good roman, à l’image des feel-good movies. On y rencontre des voisins très différents qui ne se connaissaient pas et qui se retrouveront sous le même toît par la force des choses et qui verront leur vie changée. On a envie d’y croire quand on le lit. Et secrètement, on rêve d’un autre verglas pour vivre encore une fois, une aventure hors de l’ordinaire qui rapproche les gens et qui créé des liens.
Le livre ne passera sans doute pas à l’histoire de la littérature, mais pourrait peut-être se retrouver au petit écran (pour produire le feel-good movie) car l’auteur Pierre Szalowski à de l’expérience dans le domaine ayant écrit le scénario de « Ma fille, mon ange ».
J’ai de la facilité à imaginer l’adaptation tournée dans mon quartier, même si après des années je ne connais que deux voisins. Faudra-t’il un autre verglas?
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Je viens de terminer la lecture du livre “Un matin je suis partie” d’Alice Steinbach. Un livre que je n’aurais probablement pas lu s’il ne m’avait pas été prêter par une amie lectrice. C’est l’histoire d’une femme dans la cinquantaine, journaliste divorcée, mère de deux jeunes adultes qui n’habitent plus avec elle, qui décide de tout quitter pour partir explorer le monde. Enfin, l’Europe, qu’elle limite à trois pays : la France (essentiellement Paris), l’Angleterre et l’Italie. Elle cherche à retrouver la personne qu’elle était et découvrir comment elle réagit dans un nouvel environnement.
Elle s’adapte plutôt bien, se faisant facilement des amis à tout moment dans son périple. Ayant, voyager à plusieurs reprises, je me suis rarement fait des amis en voyages, à l’exception de quand j’étais beaucoup plus jeune. Souvent l’horaire est chargé, et ce sont souvent les seules semaines que nous pouvons passer avec l’être aimé.Le voyage est intéressant, sans aventures incroyables, mais avec une réflexion continue sur la vie. Vraiment, un livre à conseiller aux femmes qui ont peur de faire des choses par eux-mêmes. (Pensez à votre mère, tante, sœur…) Le seul hic, c’est qu’on n’a pas tous les moyens de partir un an et de flâner dans les cafés, en dormant dans des petits hôtels coquets. But I wish I could…
Deuxième point: Ce livre comme tant d’autres, regorgent d’allusions à d’autres livres. Et je ne les ai pas lu!!! Au moins, je les connais dans bien des cas. Mais des fois je me dis: Serais-je donc le dernier inculte sur cette terre. Pourtant, je lis sans cesse. Mais dans chaque livre, le personnage a un culte sur un auteur: Jane Austen, les sœurs Brontë, Proust, Nabokov, Kerouac etc… Est-ce que tout le monde à lu Proust?
Ça me fait penser que j’ai reçu le livre les 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie à Noël. Et que je n’en ai lu que 16… J’aimerais avoir toute cette culture pour participer à n’importe quel débat et comprendre toutes les petites allusions. Mais c’est un puits sans fond. Vouloir tout savoir, c’est comme se battre contre des moulins à vent. Mais non, je n’ai pas lu Don quichotte.
Catégories : Livre
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