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Articles étiquettés ‘roman’

Le prédicateur – Camilla Lackberg

juillet 27, 2009 · Laisser un commentaire

predicateurLe prédicateur nous ramène dans la petite ville de Fjällbacka en Suède pendant les grosses chaleurs de l’été. On retrouve les personnages de La princesse des glaces: Erica, enceinte jusqu’au cou, Patrick, qui commence à prendre du gallon au poste de police, Mellberg, un peu moins grognon qu’à l’habitude et Anna, la soeur d’Erica nouvellement séparée. Lors qu’un nouveau scandale secoue la ville: on retrouve une jeune fille morte et sous elle, les restes de deux personnes disparues il y a plusieurs années, Patrick se voit confier l’enquête. Et rapidement, plusieurs facteurs pointent vers une même famille qui cache bien des secrets et guerres intestines.

 Ceux qui on aimé le premier roman aimeront définitivement celui-ci. L’action est moins centrée sur Erica et plus sur Patrick, mais leur relation est toujours sympathique et les personnages de plus en plus définis. Et on retrouve l’atmosphère de cette petite ville en région, où chaque famille semble avoir ses secrets, et une panoplie de personnages plutôt colorés.

L’auteur donne plusieurs indices tout au long de l’histoire, et on s’amuse à faire des suppositions, elle nous réserve cependant plusieurs surprises. Notamment celle qui explique l’attitude bon enfant de l’inspecteur-chef Mellberg!

 Un troisième roman devrait être publié dès cet automne.

Catégories : Livre · Livres · littérature
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Marguerite Duras, pour le meilleur et pour le pire

mars 16, 2009 · Laisser un commentaire

J’ai récemment lu deux livres de Marguerite Duras : Un barrage contre le Pacifique et Le vice-consul. Autant j’ai aimé le premier, autant le deuxième a été difficile à apprécier.

Disons d’abord que j’ai un biais favorable pour l’auteur dont j’ai adoré l’Amant, l’Amant de la Chine du Nord (même histoire remodelée) et Le marin de Gibraltar. J’aime son écriture sans fioriture, directe et crue. J’aime le fait que ses personnages soient ce qu’ils sont, sans masque. Dans Un barrage contre le Pacifique, j’ai retrouvé l’Indochine et des personnages similaires à ceux de l’Amant. Ce qui est prévisible quand on sait que ces deux livres sont hautement inspirés de la vie de Marguerite Duras.

 

On retrouve ici le frère et la mère. Encore une fois, le frère est préféré par la mère et la mère n’a pas assez d’argent pour faire vivre sa famille. Elle a donc mené une vie de dure labeur pour finalement se faire rouler par l’état (les cadastres)  en achetant avec toutes ses économies, des terres non-cultivables, inondées années après années par l’océan Pacifique. L’histoire est celle d’une famille ayant rêvé de la colonie qui se retrouve sans le sous dans cette Indochine qui n’a plus rien à faire d’eux. L’obsession de l’argent guide leurs actions et la famille se perd un peu plus à chaque jour. Souvent froids et calculateurs, on se questionne souvent sur les choix que font ces gens, qui parfois, semblent perdre leur morale..


Ce livre est un incontournable pour ceux qui aime l’univers Duras. D’ailleurs, c’est l’histoire de sa mère qu’elle raconte dans ce livre. J’ai d’ailleurs vu qu’un film allait bientôt sortir avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère (le 15 mai à Montréal). J’ai bien hâte de le voir et en espérant qu’il soit à la hauteur de L’Amant (de Jean-Jacques Annaud).

barrage-pacifique

Pour ce qui est du Vice-consul, j’ai trouvé l’histoire difficile à suivre. On y parle du Vice-consul de Lahore qui a perdu son poste à cause d’horreurs qu’il a fait, soit, supposément, (on ne le saura jamais) tirer sur des lépreux et des chiens dans un parc de la ville. Il se retrouve a Calcutta et crée l’émoi dans la haute société tournant au tour de la femme de l’ambassadeur. En parallèle, on suit l’histoire d’une mendiante d’Indochine, chassée de chez elle parce qu’enceinte, qui donnera son bébé, et marchera ensuite jusqu’à Calcutta. Elle chante la nuit et intrigue la haute- société de Calcutta.


Bref, bien que sans dessus-dessous, l’histoire semble plus claire dans mes mots que dans ceux de l’auteur. J’ai espéré jusqu’à la fin découvrir un fil conducteur et je ne l’ai pas trouvé. Une visite sur internet m’a permis de trouver des analyses, et une d’elles dit que Marguerite Duras travaille tout le long du roman pour qu’on ne sache pas qui est le narrateur. C’est vrai, c’est différent, mais ça n’apporte strictement rien au récit. Peut-être un pas de plus pour la littérature, mais pas pour mon intérêt.

 

Bref, j’aurais voulu aimé plus, parce que souvent les descriptions, les ambiances créés étaient prenantes et saisissantes. J’ai eu plusieurs fois l’impression de m’approcher de quelque chose de profond ou d’émouvant, mais cela me fuyait toujours entre les doigts.

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La princesse des glaces – Camilla Lackberg

décembre 29, 2008 · Laisser un commentaire

À tous les lecteurs qui sont en manque des aventures de Lisbeth Salander et de Mikael Blomkvist de la série Millenium de l’auteur Stieg Larsson, sachez qu Actes Sud,  l’éditeur de la série, présente un autre polar suédois : La Princesse des glaces de Camilla Lackberg. Le roman, avec une couverture rappelant fortement la série millénium, a su accrocher mon oeil. L’éditeur peut évidement surfer sur la vague créé par la trilogie de Stieg Larsson. Ayant besoin de mon fix de polar, je me suis procurée le livre non sans crainte d’être déçue par mes attentes. Par contre, l’auteure est semble-t-il très populaire en suède où ses romans se sont tous retrouvés au sommet des palmarès au côté de la série Millenium.

 

L’histoire se passe dans un petit village de Suède où tout le monde se connait. Le corps gelé d’Alex, l’amie d’enfance d’Érica est retrouvée dans sa baignoire, sous l’apparence d’un suicide. Celle-ci ne peut s’empêcher de se mêler à l’enquête et retrouve un autre ami de jeunesse, Patrick, maintenant dans la police et toujours amoureux d’elle. Les personnages, dans la mi-trentaine sont sympathiques et attachants. L’intrigue, quant à elle, est largement dévoilée au début, si bien que j’ai cru avoir découvert les motifs du crime assez rapidement. Mais l’auteur ne nous dit pas tout et nous réserve des surprises. Parfois, on sait plus de choses que les protagonistes et on aurait envie de leur souffler des pistes mais, finalement, ils se débrouillent bien par eux-mêmes.

 

Je dirais que la qualité du roman se compare bien à ceux de Stieg Larsson. J’ai dévoré le livre assez rapidement et je compte bien lire les autres romans de l’auteur s’ils sont traduits. 

Catégories : Livre · Livres · littérature
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Les yeux jaunes des crocodiles –Katherine Pancol

décembre 5, 2008 · Laisser un commentaire

Pour le défi lecture, dans la section livre avec une couleur dans le titre, j’avais choisi, pleine de bonne volonté, le Rouge et le noir de Stendhal. Puis, après l’avoir feuilleté en librairie, j’étais un peu découragée devant cette brique. C’est à ce moment qu’une amie m’a parlé du livre « Les yeux jaunes des crocodiles », je n’en avais jamais entendu parler. Deux ou trois clics sur internet m’ont rapidement permis de voir que le livre avait eu un succès en librairie et que j’étais un peu en retard dans la vague. Alors, il a vite remplacé le Rouge et le noir sur ma liste du défi.

 

Le résumé à l’endos du livre (ou la quatrième de couverture, comme diraient nos amis français) est vague, alors je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. C’est l’histoire de Joséphine une femme récemment séparée de nature plutôt effacée qui vit avec ses deux filles et qui a de la misère à joindre les deux bouts. Elle est entourée de sa sœur, la belle Iris, qui a tout pour elle, de sa mère d’une incroyable froideur, de son beau-père concupiscent ainsi que de son amie et voisine « écossaise ».

 

Tout ce beau monde évoluera significativement durant le roman, mais surtout Joséphine qui saura canaliser ses difficultés afin de changer son sort. C’est vraiment un roman qui fait du bien à lire. Dans le genre « y’a de l’espoir ». Quand j’ai eu fini le roman, j’en voulais encore plus. Les personnages sont vraiment la force du roman, ils sont très bien développés et j’aurais passé encore plus de temps avec eux. Même la détestable Hortense, la fille de Joséphine, a su m’accrocher à la fin du roman.

 

Un seul défaut, qui ne m’a pas dérangé outre mesure, est l’ajout d’invraisemblances dans certaines histoires, notamment des relations avec diverses personnalités connues. C’est sûr que ça ne fait pas très sérieux, et disqualifie le livre de la catégorie « littérature ». Mais dans la catégorie « roman de plage », j’avoue que c’est très divertissant.    

 

Une petite recherche sur internet vient de me confirmer qu’il existe une suite où l’on retrouve les personnage des « yeux jaunes ». Il s’agit de « La valse lente des tortue ». Je le lirai sûrement prochainement.

Catégories : Livres
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Parfum de poussière – Rawi Hage

septembre 15, 2008 · Laisser un commentaire

Quand j’ai commencé le livre Parfum de poussière, je croyais m’embarquer dans un livre qui relate la guerre au Liban. J’avais raison mais pas comme je le croyais. C’était à la guerre de 2006 que pensais, mais j’imagine que c’est plutôt de 1975-76 qu’on parlait. Quoiqu’il n’est pas question de date dans le livre et que je ne suis pas trop familière avec la politique libanaise.

 

Cependant, pas besoin d’être historien pour comprendre la détresse des personnages principaux, Bassam et George. Les deux jeunes hommes sont des petits voyous, qui profitent un peu du système, et ont de petits emplois. Dans cette guerre, ils ont perdu leurs proches, et rêvent d’un monde meilleur chacun à leur façon. George s’embarque dans les milices tandis que Bassam ne rêve que de fuir à l’étranger.

 

L’histoire est à l’image de la vie des deux jeunes hommes, et porte bien son titre. L’atmosphère est grise et lourde, sans couleur, comme les appartements détruits qui représentent si bien la guerre du Liban. C’est un roman de gars, où sa sent la sueur, la cigarette et l’alcool. Les femmes qu’on y rencontre n’amène pas l’amour et la beauté et ne font que passer. C’est pénible, comme l’est la guerre, qui d’ailleurs est omniprésente dans le livre. D’ailleurs, elle apporte la seule couleur du livre, le rouge sanguin.

 

C’est un roman bien écrit, avec la force des mots. Par contre, ce n’est pas la joie. Pas de réjouissances, une fin un peu trop rapide, et un personnage principal, Bassam, auquel on ne s’attache pas vraiment. Cependant, son portrait est réaliste. Il est si désabusé qu’il n’agit pas comme l’aurait fait un héros traditionnel. Sans doute représente-t-il une génération de jeune homme qui ont vécu la guerre. Et sans doute, après que l’on ait refermé les pages du livre part-il à la poursuite d’une vie meilleur avec un peu plus de couleur et moins de poussière. C’est ce qu’on lui souhaite.

L’opinion de la tourneuse de page.

Catégories : Livre
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La série Millénium – Stieg Larsson

septembre 12, 2008 · Un commentaire

La série Millénium

 

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Avec des noms à coucher dehors, comme Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette et La reine dans le palais des courants d’air, la série Millénium a attiré mon attention sur les tablettes des libraires. Au bureau, lorsqu’un collègue s’est pointé avec le premier tome, ce fut une réaction en chaîne : les livres sont passés dans toutes les mains. Un club de lecture était presque créé!

 La fille qui rêvait d'in bidon d'essence et d'une allumette

Il ne faut que quelques pages pour connaître les personnages. Avec un peu de recul, quand j’y repense, ils sont un peu stéréotypés. Lisbeth Salander, la  marginale, exclue de la société mais, ô combien lucide et débrouillarde malgré son côté asociale.  Mikael Blomkvist, le journaliste qui, par une grâce inconnue, découvre toujours le détail qui tue. Il est indépendant, dénonce les supercheries du monde des affaires et est également un grand tombeur (sans se forcer). Vu ainsi c’est presque exagéré, mais dans le livre, c’est hautement crédible et au fil des semaines que prennent la lecture des trois tomes, ils en viennent presque à faire partie de nos vies.

 La reine dans le palais des courants d'air

Dans le tome 1, un riche industrielle  engage Bloomkvist pour résoudre une énigme concernant la disparition de sa nièce plus de 40 années auparavant qui s’était déroulé dans un huit clos impliquant tous les membre de sa famille. Les 2 autres tomes ramènent les personnages et nous amènent à mieux connaître et comprendre Lisbeth Salander. Assez simple ce résumé en 5 lignes, mais tenter d’en expliqué un peu plus m’obligerait à me lancer dans un récit de 20 pages. Oui, l’histoire est tordue. Une fois plongé dans ce roman, n’essayer pas de raconter ce que vous lisez à vos proches. Ce qui en sortira ressemblera aux histoires impossibles des soaps américains. Mais lorsqu’on le lit, tout s’enchaîne à merveille. Essayez plutôt d’avoir des amis (ou collègues comme moi!) qui le lisent aussi, cela fera des bonnes discussions.

 

Les sujets dans le livres sont aussi variés que le monde des affaires, le nazisme, les crimes sexuels, le hacking, les secrets de familles. Sans oublier que l’auteur a créé des personnages plus grands que nature qui ont chacun leur vie bien a eu. Embarquer sans hésiter, et vous m’en direz des nouvelles lorsque vous reviendrez de vos quelques semaines en Suède (où se déroule l’action). À ce propos, il semble que des circuits touristiques millénium aient lieux dans ce pays scandinave.

 

Et pour les non-initiés au culte de l’auteur, Stieg Larsson, celui-ci ne pourra malheureusement pas nous régaler d’autres aventures de Lisbeth Salender puisque celui-ci est décédé juste avant la publication de ses romans.

 

Catégories : Livre
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